LES FATALS PICARDS
Au fil des années, Les Fatals Picards ont fait de la scène leur aire de jeux, leur milieu natur...
Crédits : Renaturation du Rû des Corps Saint au niveau du bassin de Gravelle (91) : avant (mars 2019) et après (mai 2020) Jérôme Greffeuille/ SIARJA
Animateur : Christian Thibault, directeur - Coordinateur du Pôle Environnement, L'Institut Paris Region
Le mot « artificialisation » et son corollaire la « renaturation » ont été popularisés en France par le plan biodiversité de 2018 qui a déterminé un objectif « Zéro artificialisation nette » ou ZAN (dont l’horizon a été fixé à 2050, en cohérence avec l’objectif de l’Union européenne). Parallèlement, des collectivités ont introduit ces notions, sans qu’elles soient pour autant bien définies, dans leurs documents de planification, à différentes échelles (régionale, intercommunale ou communale). Les collectivités font souvent appel à une autre notion, la « pleine terre », leur apparaissant comme fondamentale tant pour préserver des espaces de nature que pour les recréer… sans pour autant bien définir cette « pleine terre » cf note rapide. Nous sommes actuellement en attente de précision des conditions concrètes de cet objectif ZAN à travers les décrets d’application de la loi Climat et résilience de 2021. L’artificialisation reste aujourd’hui très proche de la « consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers » par l’urbanisation. La renaturation est une notion encore plus floue, en fonction des représentations que l’on se fait de la nature. Ce qui est certain, c’est que chaque territoire présente des spécificités, d’artificialisation ou de renaturation, nos intervenants vont y revenir. Les possibilités de renaturation dépendent donc de chaque contexte local.
L’Ile-de-France est une région où l’on artificialise peu aujourd’hui (relativement aux autres régions françaises) mais où l’on a beaucoup artificialisé par le passé. Pourtant, on peut dire que grâce à la planification régionale, très ancienne (je vous invite à aller visiter le « corner Sdrif » à ce même étage), l’essentiel des terres agricoles - et plus encore des sols forestiers - ont pu être préservés. L’Ile-de-France peut même être qualifiée de « vertueuse » si l’on regarde la consommation d’espace par habitant ou par emploi (hors impacts indirects liés aux produits importés ou aux résidences secondaires). Je vous rappelle quelques chiffres de base : l’Ile-de-France accueille près de 20% de la population et plus de 30% du PIB sur 2 % du territoire de la France métropolitaine ; son territoire dispose encore de 50% d’espaces agricoles et de près de 25% de forêts. Pour autant, le territoire francilien est soumis à de fortes pressions urbaines et est très fragmenté par des infrastructures. C’est aussi une terre ancestrale de céréaliculture et de grandes cultures où la nature a finalement peu d’espaces de liberté, hors forêts. C’est par exemple ce qui a conduit à inscrire une grande partie des anciennes carrières en zones naturelles d’intérêt faunistique et floristique (ZNIEFF) ou ce qui conduit aujourd’hui à considérer certaines friches comme des réservoirs de biodiversité. De nombreuses questions se posent. Quel sens donner à la renaturation en Ile-de-France ? Quelles actions seraient les plus efficaces ou apporteraient le plus de co-bénéfices ? Comment enrayer l’érosion de la biodiversité, voire apporter des gains nets de biodiversité ? Ne faut-il pas aussi revenir sur l’artificialisation passée ? Comment faire émerger des projets de reconquête ?
Cette table-ronde se tiendra en deux temps :
Seront présents pour en discuter :
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