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Crédits : CHU de Toulouse
Avec le départ du dernier service d’hospitalisation en 1987, l’Hôtel-Dieu devient le siège des directions fonctionnelles du CHU. Les locaux sont alors complètement réaménagés mais un des blocs opératoires de ce service est conservé et fait aujourd’hui partie intégrante des espaces patrimoniaux et historiques du CHU de Toulouse.
Un étage complètement reconfiguré
Dans ce service de chirurgie traumato-orthopédique, qui occupait les 3e et 4e étages du bâtiment longeant la Garonne, il y avait à l’origine 4 salles d’opérations dont une seule possédait un scialytique. C’est celle-ci qui fut conservée en l’état.
Entre 1960 et 1980, tout l’espace réaménagé aujourd’hui en bureaux occupés actuellement par des services administratifs, avait une toute autre figure : outre les quatre salles d’opération, c'était tout un plateau technique qui occupait l'étage.
Le service de traumato-orthopédie de l’Hôtel-Dieu
Le CHU de Toulouse décida de l'installation du service de traumatologie-orthopédie en 1957 et en 1961 les travaux furent achevés
En 1965, toute l’activité orthopédique et traumatologique des Hôpitaux de Toulouse était concentrée à l’Hôtel-Dieu et dans une mesure plus négligeable à Purpan. Les années 1970 – 1975 représentent l’apogée des activités de ce service à l’Hôtel-Dieu.
En 1976, le service de traumato-orthopédie fut petit à petit fragmenté pour « migrer » progressivement vers le nouvel établissement de Rangueil, le plus moderne de la ville à cette époque.
A partir de 1985, tout l’étage fut re-compartimenté.
La salle d’opération sauvegardée
Construite lors de la rénovation de l’aile Garonne entre 1954 et 1957, cette salle d’opération est semble-t-il la seule de cette époque subsistant dans son entier en France.
A l’intérieur, l’essentiel est préservé.
Les équipements de la salle, outre la table d’opération orthopédique qui trône au centre se limitaient au bistouri électrique, au respirateur et à un appareil de radiographie.
Les dernières opérations dans cette salle furent effectuées en avril - mai 1976, au moment de l’ouverture de l’Hôpital de Rangueil.
La salle d’observation et le scialytique
Au niveau supérieur, la galerie des étudiants a été également sauvegardée : elle est équipée d’une rambarde circulaire surplombant une coupole d’observation autour de laquelle les étudiants observaient l’opération. Le scialytique, système d’éclairage de l’espace opératoire sans ombre portée, qui surplombe la coupole est en encore état de fonctionnement.
De la désaffectation à l’ébauche d’un musée
Dans cette salle, après sa désaffectation et pendant plus de vingt ans, le docteur André Graulle (1927-2006) médecin anesthésiste des hôpitaux de Toulouse qui participa notamment à la première opération à cœur ouvert en février 1958, va recueillir une importante collection d’instruments de médecine et de chirurgie, constituant ainsi la première ébauche d’un musée dédié à l’instrumentation chirurgicale
En 2005, cette importante collection sortit de la confidentialité pour trouver sa place dans l’actuel Musée des Instruments de Médecine situé au rez-de-chaussée du bâtiment longeant la rue Viguerie.
Depuis 2018, cette salle a retrouvé sa configuration d’origine et est incluse dans le circuit des visites des espaces patrimoniaux de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques.
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