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Crédits : Photo de l'orchestre
Au même titre que la Grèce dans l’Antiquité, l’Italie est la mère des arts pour cette Europe moderne qui naît après les grandes découvertes.
Que l’on pense à la Renaissance en peinture et architecture ou à la période Baroque en musique, l’influence de l’Italie est immense et aucun artiste ne peut ignorer ce qui s’invente entre la fin du XVIe et le milieu du XVIIIe siècle dans la péninsule. La plupart des musiciens feront un séjour en Italie, JS Bach étant l’exception qui confirme la règle puisqu’il ne quittera jamais l’Allemagne.
Léopold Mozart, père de Wolfgang, prétendait que seules les musiques allemande et italienne connaîtraient la postérité et tenait en piètre estime la musique française.
C’est évidemment un jugement un peu hâtif, mais il faut reconnaître le caractère exceptionnel du foisonnement créatif de l’Italie Baroque qui invente en même temps les formes musicales et les instruments pour les traduire.
Car c’est bien en Italie que se crée cette famille des violons qui se substitue progressivement aux violes et il n’est que justice d’associer les Stradivari, Amati et autres Guarneri, luthiers devenus aussi célèbres que les compositeurs, à la gloire de Vivaldi, Corelli ou Locatelli.
L’Orchestre de Chambre de Toulouse a souhaité réunir ici les plus grands compositeurs baroques italiens dans un programme qui permet de mesurer toute leur inventivité.
Ana Sanchez-Hernandez & Nicolas Kononovitch, violons (Concerto pour deux violons en Sol mineur)
Audrey Dupont, violon (Il pianto d’Ariana)
Nabi Cabestany, violoncelle (Concerto en Do mineur, RV401)
Aurélie Fauthous, violon (Concerto Grosso La Follia)
Gilles Colliard, direction d’orchestre
Antonio Vivaldi (1678-1741)
Pietro Locatelli (1695-1764)
Arcangelo Corelli (1653-1713) / Francesco Geminiani (1687-1762)
Site de l'Orchestre de Chambre de Toulouse
Lundi 14 et mardi 15 février à 20h30