Conférence de Julie BATUT - Jeudi 12 mars
Dans le cadre de l’exposition sur l'effet Matilda
À l’occasion du 8 mars 2020, « Femmes et Sciences » a conçu en partenariat avec la délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS et le Quai des Savoirs, l’exposition Matilda
L’effet Matilda désigne le déni ou la minimisation récurrente de la contribution de femmes scientifiques à la recherche, leur travail étant souvent attribué à leurs collègues hommes.
Pour illustrer cet effet, l’association « Femmes & Sciences » et le CNRS Occitanie Ouest ont sélectionné, parmi tant d’autres, 8 femmes scientifiques qui ont fait d’immenses découvertes, mais qui restent trop méconnues. Parmi elles, on trouve Rosalind Franklin pour la structure en double hélice de l’ADN, Jocelyn Bell pour le premier pulsar, et Nettie Marie Stevens pour les chromosomes sexuels.
C’est l’historienne des sciences américaine Margareth Rossiter (1944-) qui, en 1993, baptisa cet effet du nom de Matilda, rendant ainsi hommage à Matilda Joslyn Gage (1826-1898), une autrice américaine féministe et abolitionniste qui a traversé le XIXe siècle en combattant toute forme d’oppression. Elle avait, entre autres, analysé comment les hommes s’attribuaient des pensées de femmes intellectuelles.
D’après Margareth Rossiter, ce phénomène est décuplé quand il s’agit de femmes scientifiques.
L’effet Matilda fait écho aux travaux du sociologue américain Robert King Merton (1910-2003) qui publia en 1968 un article dans la revue Science The Matthew effect in science. Matthew effect ou l’effet Matthieu fait référence à une phrase de l’évangile selon St Matthieu désignant les mécanismes contribuant à ce que les plus nantis tendent à accroître leurs avantages sur les autres : car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Dans son article, Merton analyse la façon dont les scientifiques les plus reconnus bénéficient d’un crédit disproportionné par rapport à leurs collaborateurs moins réputés et comment cette reconnaissance déséquilibrée aboutit à la concentration de ressources et de talents scientifiques. Les riches deviennent plus riches et les pauvres relativement plus pauvres.
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