Chapelle Saint-Charles

Saint-Florent-Le-Vieil (Maine-et-Loire) • 16 - 18 septembre 2016
Chapelle Saint-Charles

La Chapelle Saint-Charles, dite "Cathelineau" :

Erigée entre 1856 et 1858 à l’instigation de Théodore de Quatrebarbes (1803-1871) sur le legs de la veuve Baudouin, la chapelle Cathelineau se situe à l’emplacement du jardin de l’ancienne communauté de religieuses des Cordelières, où mourut le chef vendéen Jacques Cathelineau.

Surnommé « le Saint d’Anjou », Jacques Cathelineau est né au Pin-en-Mauges en 1759, chef de la grande armée catholique et royale durant les « Guerres de Vendée », il fut mortellement blessé lors de l’attaque de Nantes, le 29 juin 1793 et transporté à Saint-Florent-le-Vieil où il s’éteignit le 14 juillet.

Son fils, né en 1787, élevé sous la protection de la Famille de La Rochejacquelein, il combattit dans les rangs vendéens en 1815, puis servit la garde royale et participa au soulèvement de la duchesse de Berry en 1832. C’est à la ferme de la Chaperonnière qu’il fut pris et tué avant le début de l’insurrection.

La chapelle fut achevée vers le mois d’août 1858. Les restes de Jacques Cathelineau et de son fils ont été déposés dans le tombeau érigé dans la chapelle, après que le préfet en eut donné l’autorisation.

Le monument est de style néo-plantagenêt, que l’on retrouve en Poitou. L’élévation générale à la forme d’un vaisseau allongé. Il est composé d’un narthex de plan barlong, d’une nef unique à deux travées de plan carré, d’un transept dont la croisée est de plan carré. Le chœur et les chapelles sont éclairées par des fenêtres lancéolées. Au niveau du pignon occidental, la nef est éclairée par une baie à double lancette surmontée d’un occulus circulaire.  Le linteau de la porte de la nef porte les armes des Quatrebarbes. L’autel et le bénitier sont d’origine, ainsi que la statuaire.

Il ressort de l’édifice une réelle harmonie, même si la qualité de la composition et du décor intérieur ne se laisse pas deviner de l’extérieur. Le maître d’œuvre est inconnu ; aucun plan n’a pu être retrouvé.

Le tombeau des Cathelineau (situé dans l’abside à gauche de l’autel) :

Sur trois faces sont rappelés les combats du généralissime : Jallais – 17 mars 1793, Chemillé, Cholet, Saint-Pierre-de-Chemillé, Beaupréau, Thouars,  Fontenay, Doué, Montreuil-Bellay, Saumur, Angers, Nantes – 29 juin 1793.

L’écu des Cathelineau, anoblis sous Louis XVIII, est accompagné de deux drapeaux blancs en sautoir supportant un listel d’azur, avec la devise Dieu et le Roy.

L’ensemble repose sur un pavage en pierre blanche liseré de marbre noir. Le socle de la statue est signé de l’artiste autrichien Dominique Molknecht (1793-1876), qui fut sculpteur municipal de la ville de Nantes.

La statue en plâtre est à rapprocher de celle qu’il avait réalisée en pierre pour le Pin-en-Mauges en 1827.

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