Visite guidée de l'église St-Loup du XIIe (inscrite MH en totalité) et ses peintures murales d'inspiration byzantine du XVIe classées MH dès 1908
1\. Principal intérêt de l'église de Saint-Créac : les fresques du XVIe classées Monument Histori...
Crédits : Photo©Gilles Nicoud
Le village de Saint-Créac a été fondé à l'époque gallo-romaine au Vème ou VIème siècle, après que des chrétiens romains ont fui les persécutions à Rome pour s’installer dans le sud-ouest de la Gaulle, suite au martyre du diacre Saint-Cyriaque en l’an 304. Il est ainsi probable que ces chrétiens ont fondé une villa du nom de Saint-Cyriacus sur les lieux du village actuel, comme tendent à le prouver les nombreuses pièces de monnaies aux effigies notamment des empereurs Maximien et Dioclétien (286-310) et les morceaux de vaisselle romaine découverts sur place (voir le trésor de Saint-Créac au musée archéologique d’Eauze). L’église est dédiée à Saint-Loup, évêque de Sens (+623). Une relique de St-Loup est exposée dans le transept nord.
Au moyen-âge, on dit que le village comptait plus de mille habitants, mais pendant la guerre de cent ans, il subit les assauts destructeurs du Prince Noir, qui détruisit tout le village et l’église en 1369, dont seule une partie de l’abside a été épargnée et subsiste encore aujourd’hui. On dit aussi qu’un château fort existait au midi de l'église, débordant donc la route actuelle, comme peuvent l’attester quelques vieilles pierres dans le sol alentour.
L'église de Saint-Créac fut reconstruite et agrandie au XIIème siècle à partir d'un édifice antérieur datant probablement du VIème siècle, dont il subsiste l'abside (probablement à l'initiative de chrétiens romains exilés de Rome). Sur la base d’écrits personnels de l’abbé Sabathier en 1912, on a souvent répété que Saint-Créac était un fief des templiers, dépendant de l’importante commanderie de Goutz près de Fleurance. Mais rien n’est moins sûr aujourd’hui, car si les archives des templiers à Toulouse mentionnent clairement la présence des templiers dans la région (Golfech, Gimbrède, Homps, etc.), il n’est fait nulle mention de Saint-Créac dans aucun document d’archive.
L'église en totalité, avec le mur d'enceinte du cimetière, a été inscrite MH en 1995.
Le principal attrait de l'église est le chevet roman orné de peintures murales de style gréco-byzantin datant probablement du XVème siècle, au plafond du chœur et sur les murs côté Nord et Sud.
Une grande campagne de restauration de l'église commença à partir de 1832. Les fresques murales furent complètement restaurées en 1863 par l'agenais Toussaint Desbeaux : elles ont justifié leur classement aux Monuments Historiques le 5 décembre 1908. Elles ont de nouveau été rénovées en 1996 par Mme Pontelevy, artiste peintre, sous la direction de l'inspecteur des Monuments Historiques Mme Sire.
On peut admirer une remarquable pietà en bois polychrome du XVIIème à l’entrée de l’église à gauche sous la tribune, au-dessus des fonds baptismaux. Cette vierge en pitié a été inscrite MH le 12mai 1997.
Deux cloches sont accrochées au mur clocher qui possède trois emplacements : une très ancienne, datée de 1743, la plus petite accrochée à droite en regardant vers l’Est, avec des inscriptions en partie effacées (à la révolution ?) ; elle a été descendue, restaurée et raccrochée après remplacement du joug/mouton de cloche en 2008.par l’entreprise Bodet Campanaire. Une autre plus récente fondue en 1829 par le lorrain Augustin Martin. Le mur clocher du XVème fut victime de la foudre à la fin du XIXème siècle. La cloche datée de 1743 a été inscrite Monuments Historiques le 22 décembre 2008.
Le long du mur Nord, deux pierres tombales anciennes : l’une au pied de l'escalier qui monte à la chaire, celle de Roger de Verduzan, seigneur de Mauroux et de Saint-Créac qui fit une brillante carrière militaire et mourut au Château de Mauroux en 1735 ; l’autre plus ancienne au pied de la statue de Saint-Antoine à l’entrée de l’église.
A noter aussi les vitraux des ateliers du peintre et maître verrier Amédée Bergès de Toulouse (1861-1863) : dans les transepts Nord (Joseph à l'enfant en médaillon central) et Sud (Vierge à l'enfant remettant le rosaire à St-Dominique), ainsi que celui représentant l’évêque Saint Loup sur fond damassé, patron de l’église, côté Est du chœur ; ainsi que de belles rosaces et peintures des corbeaux soutenant les ogives sur les bas-côtés de la nef, également refaites par le peintre Toussaint Desbeaux.
Dans le transept Nord, une relique de Saint-Loup (576-623), élu archevêque de Sens en 609, est exposée sur une crédence ; on peut y lire la mention : « Ex ossibus Sti Lupi Episcopi Senonensis »;
Au-dessus et de part et d’autre de l’autel en marbre blanc du chœur, datant du Second Empire, trônent deux anges en bois peint et dorures datant du XVIIIème.
Orgue à six jeux, fabriqué et installé par Patrice Bellet, facteur d’orgues à Saint-Créac ; armoire de château du XVIIIème utilisée comme buffet de l’orgue ; emplacement : à la tribune de l’église au fond de la nef ; tempérament de l’orgue : méso tonique ; jeux : bourdon de 8 pieds, prestant de 4 pieds ; doublette de 2 pieds ; flûtes de 4 pieds ; fourniture de 3 rangs ; cornet de 2 rangs, dessus de trompette de 8 pieds.
1\. Principal intérêt de l'église de Saint-Créac : les fresques du XVIe classées Monument Histori...
Inauguration de l’orgue de Saint-Créac, construit par Patrice Bellet, avec les organistes Michel...
Dans le cadre de l'opération "Colos apprenantes" par le Ministère de l'Éducation nationale, de la...
Dans le cadre de l'opération "Colos apprenantes" par le Ministère de l'Éducation nationale, de la...
Dans le cadre de l'opération "Colos apprenantes" par le Ministère de l'Éducation nationale, de la...
Dans le cadre de l'opération "Colos apprenantes" par le Ministère de l'Éducation nationale, de la...