Week-end spécial cinéma palestinien

Paris (Paris) • 8 et 9 juillet 2023
Week-end spécial cinéma palestinien

CE QUE LA PALESTINE APPORTE AU MONDE

TEMPS FORT#2

Week-end spécial cinéma

Dans le cadre de l'événement « Ce que la Palestine apporte au monde », inauguré le 31 mai dernier, l'Institut du monde arabe propose une série de temps forts pour éclairer l'originalité et la créativité de la scène culturelle et artistique palestinienne. Au total, une trentaine de rendez-vous jalonnent cette manifestation d'une ampleur inédite. Programmés sur quatre week-ends uniques, ils invitent le public à vibrer à l'heure palestinienne à travers concerts, danse, colloques, ateliers, cinéma... Après le théâtre en juin, focus sur le cinéma en juillet. Projections, rencontres, débats, visites et ateliers rythmeront, du 6 au 9 juillet, quatre journées d'exception.
L'Institut du monde arabe a souhaité mettre en lumière l’ampleur et l’originalité de la créativité artistique et culturelle palestinienne à travers un événement inédit. Du 31 mai au 19 novembre 2023, il programme autour d'un cycle de trois expositions, quatre temps forts pour découvrir et apprécier la richesse culturelle, artistique et intellectuelle que la Palestine offre à l'humanité.

Un week-end dédié au cinéma palestinien
En juillet, place au cinéma avec la projection, les 8 et 9 juillet, de 3 films emblématiques de la nouvelle vague de réalisateurs palestiniens : 200 Mètres de Ameen Nayfeh, Amerrika de Cherien Dabis , La Porte du soleil de Yousry Nasrallah. Chacun d'eux offre un éclairage particulier sur la complexité de la réalité palestinienne à travers des fictions au ton décalé et aux intrigues inattendues. Reflets d'un cinéma social, ils combinent réalisme et poésie visuelle pour capturer avec subtilité l'essence de la vie de ce pays.
Soulignons, à ce titre, que l’industrie cinématographique palestinienne n’a jamais été aussi créative malgré les difficultés économiques qu'elle rencontre. Ses productions ont gagné en reconnaissance à l'échelle internationale, avec des films primés dans de nombreux festivals et une visibilité croissante sur la scène mondiale. Le cinéma palestinien offre une perspective unique sur la vie en Palestine et s'affirme comme un puissant moyen pour un peuple de faire entendre sa voix et de partager sa réalité avec le monde.

PROGRAMMATION
SAMEDI 8 JUILLET - 16H00 
200 Mètres de Ameen Nayfeh
Palestine/Jordanie/Qatar/Suède/Italie, fiction, 2020, 97’
Mustafa d’un côté, Salwa et les enfants de l’autre, une famille vit séparée de chaque côté du Mur israélien à seulement 200 mètres de distance. Ils résistent au quotidien avec toute la ruse et la tendresse nécessaires pour « vivre » comme tout le monde, quand un incident grave vient bouleverser cet équilibre éphémère. Pour retrouver son fils blessé de l’autre côté, le père se lance dans une odyssée à travers les checkpoints, passager d’un minibus clandestin où les destins de chacun se heurtent aux entraves les plus absurdes. 

SAMEDI 8 JUILLET 2023 - 18H00 
**Amerrika de Cherien Dabis **
Etats-Unis/Canada/Koweït, fiction, 2009, 92’ 
Mouna, divorcée et mère d’un adolescent, est une femme palestinienne enthousiaste et optimiste. Au cœur des territoires occupés, le quotidien est pourtant éprouvant et l’horizon morose. 
Et puis un jour, quitter cette vie et aller travailler aux États-Unis devient possible : étrangère en son pays, Mouna peut bien l’être ailleurs. Elle part alors avec son fils Fadi rejoindre sa sœur installée depuis 15 ans au fin fond de l’Illinois. Après le réconfort des retrouvailles, Mouna et Fadi vont devoir trouver leur place dans cette « Amerrika » tant rêvée. Mais les États-Unis, partis en guerre contre le « diable » Saddam, ont une bien étrange conception de l’hospitalité. Il en faudra davantage pour freiner Mouna dans sa quête d’une vie meilleure... 

DIMANCHE 9 JUILLET - 16H00 
**La Porte du soleil de Yousry Nasrallah **
Égypte/France, fiction, 2004, 278’ 
16h00 : Partie 1, Le Départ  
18h30 : Partie 2, Le Retour 
Au commencement était la Palestine, et commençait l’histoire de Younès, dit Abou Salem, dit l’Homme, dit le père d’Ibrahim, combattant les Anglais à 16 ans, depuis toujours combattant, mais retranché au Liban, et clandestin dans son propre pays.
Commençait aussi l’histoire de Nahila sa femme mariée à lui à 12 ans, qui allaitera leur premier-né lors des marches épuisantes des villageois en route pour le Nord, fuyant leurs maisons incendiées, Nahila qu’il retrouvait dans la grotte de Bab El Chams, en Galilée. Il lui parlait de Saladin et de Nasser, Nahila le croyait, tout Bab El Chams résonnait de ses exploits héroïques, et après chaque rencontre nocturne naissait un enfant que Nahila élevait seule.
Celle aussi du père de Younès, Cheik Ibrahim, le vieil aveugle qui connaissait la place du soleil en respirant les arbres le long des chemins de l’exil.
Et encore l’histoire du docteur Khalil, abandonné par sa mère dans le désordre des camps, et qui recueillera à Beyrouth Younès dans le coma, le berçant de l’histoire tragique de son peuple. Et c’est encore celle de Chams que Khalil aimait, et qui fut exécutée par ses compagnons d’armes.
L’histoire du peuple palestinien, bousculé des camps de Galilée aux camps du Liban, cinquante ans d’histoire faite de souffrance, d’espoir et d’amour.

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