La petite fabrique des lombrics

Paris (Paris) • 13 et 14 octobre 2017
La petite fabrique des lombrics

Les sols de notre planète jouent des rôles écologiques multiples et essentiels. Essentiels pour la production de denrées alimentaires, mais aussi pour la biodiversité, l'équilibre climatique, la lutte contre la pollution, etc. La nature végétale, source d'inspiration poétique des artistes n'existerait pas sans le sol. Le sol est mal connu du grand public. Il est pourtant essentiel de le protéger car il se renouvelle très lentement à l'échelle d'une vie humaine. Le sol est précieux, alors qu'il peut paraitre banal; le sol est vivant alors qu'on le croit inerte; le sol évolue alors qu'on le pense immuable; les sols sont plus variés qu'on ne l'imagine, à la fois à l'échelle de la Terre et aux échelles microscopiques invisibles à l'oeil nu.

Pour comprendre la composition des sols, leur dégradation et leur formation ou encore leurs fonctions écologiques, les chercheurs les analysent pour connaître leurs constituants jusqu'aux échelles invisibles à l'oeil nu, échelle microscopique (bactéries, champignons, argiles, silicates, oxydes de fer, etc.) et échelle des atomes (carbone, azote, oxygène, silicium, fer, aluminium, phosphore, etc.). Mais comment peut-on se représenter ces données abstraites?

Grâce aux regards croisés d'une artiste et de scientifiques, cet atelier ludique et artistique a pour objectif de sensibiliser le grand public à l'enjeu écologique de la protection des sols, tout en lui présentant les propriétés mal connues des sols (richesse du monde vivant microscopique, fragilité des sols, fonctions écologiques multiples). En partant des connaissances scientifiques sur la composition micro- ou nanométrique des sols, le public sera invité à les matérialiser en formes et en couleurs, pour raconter une histoire à différentes échelles, du visible à l'invisible.

Cet atelier propose un travail d'expression plastique à travers la manipulation de différents matériaux. Les objets créés permettront au public de confronter le réalisme des données scientifiques au symbolisme de leur représentation poétique, de réfléchir à un langage visuel issu de l’imaginaire, pour raconter et faire vivre un bestiaire souterrain.

Cet atelier est issu des réflexions menées par un réseau national de chercheurs, le Réseau Matières Organiques, sur la visualisation des données complexes et sur les démarches pédagogiques innovantes.

Mots-clés :
Développement durable écologie sols insectes agriculture bactéries champignons sorbonne Universités

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