Florence Naprix

Paris (Paris) • Mardi 12 juin 2012, 21h00
Florence Naprix

Lorsque vous croisez Florence Naprix pour la première fois, au-delà de ce sourire ravageur, son arme fatale de décontraction, c’est sa force, doublée d’une détermination sans faille qui vous surprend.

Née dans la « diaspora » antillaise de Paris, c’est très tôt que ses parents décidèrent de rejoindre le pays natal. Son imaginaire et ses premiers pas de musicienne se sont donc accordés au son du pays Guadeloupe. Elle fréquenta tour à tour les meilleures écoles de formation de la région pointoise. La renommée « Armand Siobud » où elle apprit les rudiments du solfège et la rigueur du piano. Les « Orchestrades », sorte de laboratoire musical réunissant la crème des musiciens en herbe de l’île : Jérome Castry, Arnaud Dolmen, Sébastien Drumeaux ou Florence Vincenot pour ne citer que ceux-là.
Quelques années plus tard, lorsque vint le temps du départ vers les cieux tempérés de l’Europe, c’est le cœur armé d’une solide bandoulière musicale, que la belle fit ses valises pour Lyon afin d’affronter de sérieuses études littéraires.

Et ce n’est pas l’ascèse demandé par une classe préparatoire qui va la détourner de son viatique : la musique. Rapidement elle intègre et gratifie de sa présence énergique plusieurs groupes musicaux. Le bien nommé « Panache » à Lyon et le groupe parisien « Otantik » lorsqu’elle monte dans la capitale poursuivre ses études. Ainsi, le jour, Florence obtient haut la main un DESS de traduction langue anglaise, tout en foulant les scènes de France avec ses camarades musiciens la nuit. Ils parviennent même à assurer au pied levé la première partie du groupe inventeur du zouk, Kassav’ ! La Guadeloupéenne se fait remarquer par son charisme débordant de sincérité. Willy Salzédo, compositeur des premiers albums de Tanya Saint Val l’intègre instantanément à sa formation de l’époque. Elle les accompagne au festival Nuits de Champagne fondé par Laurent Voulzy. Dès lors les scènes se multiplient : BB Antilles, l’Alyzée, le Ministère de l’outre mer avec Christiane Obydol de Zouk Machine. Florence emmagasine, apprend et s’envole vers une destinée qu’elle tient pour certitude : la musique !

Certitude qui finit par devenir évidence. En 2008 sort son premier effort en solo. La pièce « Sans émotions » sur la compilation « Friends ». Le titre reçoit un accueil encourageant du public et les professionnels saluent la voix claire et habitée de la chanteuse. Florence est désormais prête et met tout en œuvre pour réaliser son rêve. Un premier album solo. Telle une « esclave marronne », elle brise les « chaines » la rattachant à une vie normale. Elle démissionne de la librairie où elle s’ennuyait à mourir et reprend contact avec ses amis d’enfance musiciens. Stéphane Castry en chef. Et Fann Kann, pièce maîtresse de son premier album solo voit le jour. Elle le présente pour la première fois accompagnée de son groupe de musiciens exclusivement masculins sur la scène intimiste de la Chapelle des Lombards. Ils jouent à guichets fermés et les prestatio

Mots-clés :
Zouk-Biguine Jazz

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