Escif, "Open Borders"

Paris (Paris) • Vendredi 4 mai 2018, 12h00
Escif, "Open Borders"

Le Palais de Tokyo invite l’artiste Escif à déployer, sur la façade arrière de son bâtiment, une peinture monumentale sur laquelle il va reproduire les écritures qui accompagnaient les révoltes étudiantes de Mai 68 et les graffitis tracés clandestinement par les visiteurs dans les toilettes du Palais. Il va également déplacer en trompe-l’oeil les éléments qui la composent (portes, escaliers de secours, drapeaux officiels).

La composition générale de la peinture reprendra celle du jeu de société Serpents et échelles qui plonge le joueur dans un parcours entre vice et vertu. Une manière pour l’artiste de rendre à la rue le graffiti en questionnant la part de situationnisme et de politique qui anime l’action d’écrire sur les murs depuis les grottes pariétales jusqu’aux rues et souterrains actuels, tout en prolongeant la célèbre citation de Duchamp qui affirmait que « l’art est un jeu entre tous les hommes de toutes les époques. »

Escif est né en 1980, il vit et travaille à Valence en Espagne. Issu d’une pratique de graffiti mêlée à une formation en école d’art, Escif s’invite dans l’espace public en peignant des muraux libertaires qui questionnent les luttes actuelles, les mouvements de résistance, les méfaits du capitalisme et les problématiques environnementales qui troublent notre époque.

Il est intervenu notamment sur la façade du Musée d’Art Moderne de Valence (Espagne, 2017), au sein du musée Power Station of Art à Shanghai (Chine, 2016) ou encore dans le cadre du projet « Dismaland » organisé par Banksy à Weston-supermare (Angleterre, 2015). Il réalise de nombreux projets dans des contextes urbains, toujours en contact direct avec le public et la réalité du quotidien. Escif travaille actuellement sur un projet monumental de reforestation par l’art d’une colline du golfe de Sapri, en Italie. Il a auto-édité en 2015 sa seconde monographie « Elswhere » et explique en détail ses projets sur son site streetagainst.com.

Commisaire : Hugo Vitrani

Mots-clés :
palais de tokyo ; art urbain ; lasco project ; graffiti

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