Retour affectif qui fonctionne, Magie blanche Rituel pour Tomber enceinte rapidement, Chance réussite travail, WhatsApp: +233 57 651 4924
Retour affectif qui fonctionne, Magie blanche Rituel pour Tomber enceinte rapidement, Chance réus...
En quête d’une sépulture pour son père, Kaci, le personnage principal de la Trilogie algérienne, raconte ses différents visages : adolescent affamé en Algérie, travailleur acharné pour reconstruire la France d’après-guerre devenu indépendantiste dépassé et héros malgré lui.
De novembre 54 à octobre 61, les évènements s’accélèrent et nous montrent l'horreur de la guerre d’Algérie décrite à travers le regard d’un enfant.
Dix ans après la création de Baba la France, comment raconter l’immigration algérienne en France ?
Rachid Akbal se lance dans une fouille minutieuse des matériaux qui ont servi à l'écriture du texte : souvenirs, chansons, rencontres se mêlent au spectacle original.
Distribution
Texte : Caroline Girard et Rachid Akbal | Mise en scène et jeu : Rachid Akbal | Mise en mouvement : Alfred Alerte | Lumières : Hervé Bontemps | Création musicale : Ali Merghache
Spectacle tout public à partir de 10 ans | Durée : 1h05
Production Cie Le Temps de Vivre
Coproduction Centre Culturel Max Juclier à Villeneuve-la-Garenne
Création 2007 à l'Espace 89 de Villeneuve-la-Garenne (92)
Avec le soutien de la MJC-Théâtre de Colombes, la Maison du
développement culturel de Gennevilliers et l'Avant Seine / Théâtre
de Colombes.
Texte édité chez Acoria Editions
La Trilogie algérienne
La Trilogie pose un regard sur l’immigration algérienne en France et sur le rapport ambigu et complexe que ses enfants entretiennent avec le pays d’origine et le pays d’adoption. Les trois épisodes qui la composent peuvent être vu distinctement, néanmoins il est bon de les voir à la suite car ils se répondent et se prolongent : dans chaque épisode, on retrouve des passages, comme une résurgence. De plus, ils s’inscrivent dans une temporalité qui suit le cours de l’Histoire.
Avec Ma Mère l’Algérie j’aimerais que le spectateur, en sortant du théâtre, ressente l’Algérie. Pour ma mère, sa terre natale n’était que poésie : c’était la neige et les oranges dans la neige, c’était les vergers en fleurs et l’odeur des fleurs, c’était les durs travaux des champs, les champs qui résonnent de voix cristallines et chantent les héros révolutionnaires. La belle jeune fille de l’histoire représente la femme algérienne qui se bat contre l’injustice et l’obscurantisme. Cette mère représente aussi toutes les mères de l’immigration : elles sont le courage et l’amour, porteuses en grande partie de la mémoire.
Avec Baba la France, je voudrais que le spectateur admire la valeur et la bravoure de ces travailleurs exilés volontaires pris dans les tenailles de la guerre d’Algérie sur le sol français. Ces hommes doublement et injustement frappés par la conclusion de cette guerre qui leur donne un pays et qui les transforme définitivement en travailleur étranger*. La guerre d’Algérie a porté le nom « d’évènements » pendant très longtemps, cette guerre a imposé le silence, ce silence a cousu les bouches des pères et laissé les enfants sans réponses. Je voudrais que le spectateur comme le fils de Baba ne supporte plus le silence.
Alger Terminal 2 est un retour vers la terre mère. J’ai choisi de suivre Kaci, le fils de Baba : il est l’enfant de l’indépendance, il est aussi l’enfant de l’immigration, et il est le père de cette génération qui ne trouve pas encore vraiment sa place en France. Le lieu central de l’histoire est le hall 2 de l’aéroport d’Alger. Kaci n’arrive pas à en sortir, à mettre les pieds sur la terre. Les grands pères ont renoncé au retour, les enfants ont été programmés pour le retour qu’ils n’ont jamais fait et les petits-enfants sont français. Et pourtant l’Algérie les hante tous, ils partagent ses déchirements et ses espoirs. J’ai voulu que ce troisième volet nous parle davantage de l’Algérie, de cette terre meurtrie par dix années de guerre civile.
La Trilogie c’est aussi un voyage dans trois formes différentes Le premier volet est une histoire tirée d’un conte traditionnel. C’est un choix pour s’adresser simplement au plus grand nombre de spectateurs : les codes sont simples, le théâtre est nu et le conteur/acteur est sur un fil face au public, il ouvre l’imaginaire en jouant sur les émotions de celui qui écoute. Avec Baba la France, je voulais une transition souple et exigeante vers une forme théâtrale. Ce témoignage devait, pour moi, être vécu comme un roman qu’on écrit en direct. C’est un récit très écrit avec une forme cyclique moins évidente qui nous emporte dans les aller-retour de la mémoire. La partition du sensible est partagée entre le jeu de l’acteur, le jeu des lumières et la musique enregistrée. Alger Terminal 2 parle d’aujourd’hui, et pour moi, le spectacle devait être plus en phase avec les techniques actuelles du théâtre. Même si a priori il s’adresse à un public plus familier du théâtre contemporain avec la vidéo, les images d’archives, les micros et la musique sur ordinateur, le récit reste central. C’est un théâtre documentaire, où le comédien autant que le spectateur sont les témoins du drame qui se joue. Le voyage dans ces trois formes peut et doit se vivre dans les deux sens : pour dissiper les frontières et mêler les publics.
*Avec l’indépendance de l’Algérie, les Français musulmans peuvent acquérir la nationalité française ou devenir citoyen algérien.
Retour affectif qui fonctionne, Magie blanche Rituel pour Tomber enceinte rapidement, Chance réus...
L, S, N, O, P, R, X