Atelier en sciences sociales sur le patrimoine vivant au congrès de l'AFEA

Paris (Paris) • 2 - 4 novembre 2023
Atelier en sciences sociales sur le patrimoine vivant au congrès de l'AFEA

Crédits : © Association française d'ethnologie et d'anthropologie (AFEA)

ATELIER #24 Implications anthropologiques dans la préservation dynamique du patrimoine vivant
Intervenants :

  • Alice Fromonteil (Centre français du patrimoine culturel immatériel) | Enjeux et dynamiques autour du patrimoine vivant à Wallis-et-Futuna : le cas des arts de la parole
  • Julie Leonard (Association Bretagne Culture Diversité) | Le fest-noz au risque de la covid-19 : entre adaptation et résistance
  • Julie Oleksiak (CMTRA) | Le Centre des musiques traditionnelles Rhône-Alpes (CMTRA) : regards croisés sur la fabrique de patrimoines musicaux entre anthropologie de la musique, acteurs de médiation et expériences habitants
  • Marjorie Ruggieri (Centre Norbert Elias / Office pour le Patrimoine Culturel Immatériel OPCI) | L’inventaire croisé comme méthode d’implication et de coopération de la recherche, anthropologique et architecturale dans la dynamique de préservation du patrimoine vivant : l’exemple de St-Calais
  • Anatole Danto (IRN ApoliMer, UBO / UMR LIENSs 7266, La Rochelle université) | Changement global, biodiversité et patrimoine vivant : alliance de nature ou perpétuation d’une opposition Nature/Culture ?
  • Elise Demeulenaere (Centre Alexandre Koyré, CNRS) et Mathilde Lagrola (UMR SENS, Université Paul Valéry Montpellier) | Vers de nouveaux cadrages pour les fromages au lait cru : implications anthropologiques pour un déplacement, du sanitaire vers le patrimoine vivant
  • Thomas Mouzard (Ministère de la Culture) | Recherche anthropologique et patrimonialisation : le patrimoine culturel immatériel comme matrice d’intersubjectivité

Argumentaire :
La Convention Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est adoptée, en 2003, comme instrument de la Déclaration universelle sur la diversité culturelle (2001) proclamée en réaction aux attentats du 11 septembre. Créée tambour battant par une équipe largement composée d’anthropologues, ratifiée depuis par 180 Etats, la Convention Unesco de 2003 vise à rééquilibrer le dispositif de la Convention de 1972 sur le patrimoine mondial dont l’européocentrisme a été pointé par des Etats du Sud global depuis les années 1970. Opposé à la muséification et aux partitions propre aux modernes (nature vs culture, matériel vs immatériel, moderne vs traditionnel, etc.), la catégorie de la pratique « patrimoine culturel immatériel » ou plutôt « patrimoine vivant » se fonde sur l’implication des acteurs dans la « sauvegarde », autrement dit la mobilisation collective dans le cadre de l’action publique pour la préservation adaptative des pratiques dont nous héritons en commun. La réception de prime abord mitigée de ce dispositif par certains anthropologues semble exprimer une crise de la discipline confrontée à la redéfinition de ses objets, de ses catégories réflexives, et de ses postures au sein de la société civile globalisée. Cet atelier vise au contraire à explorer et mettre sur la table les possibilités actives et réflexives offertes par l’engouement patrimonial s’agissant de pratiques activant des réseaux de relations dans la longue durée. L’atelier propose d’explorer la manière dont les acteurs concernés font face à des situations de crise en initiant des dynamiques et des stratégies, parfois en collaboration avec des chercheurs ou des experts, pour sauvegarder, valoriser et transmettre le patrimoine vivant auxquels ils sont attachés.
Pour en savoir plus : https://afea.hypotheses.org/programme-6

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