Ménagerie, fin de siècle

Orléans (Loiret) • Samedi 20 mai 2017, 20h00
Ménagerie, fin de siècle

Le Paris fin de siècle s’entiche de ces animaux exotiques admirés de toute part, du Jardin d’acclimatation où il découvre la faune sauvage des colonies et du reste du monde, jusqu’aux vitrines des grands magasins. Cet engouement pour l’exotisme se retrouve dans la littérature, la peinture et la mode. Le milieu littéraire s’enivre d’opium et trouve dans ses vapeurs une forme d’inspiration fantastique. En peinture, des chimères envahissent les œuvres des peintres symbolistes tels que Gustave Moreau ou Odilon Redon et les caricaturistes utilisent souvent l’animal pour railler un personnage politique ou célèbre.

La mode féminine raffole des plumes d’aigrettes, d’autruches ou de paradisiers pour orner chapeaux, décolletés et éventails. L’ameublement multiplie les peaux de tigres, lions ou ours jetées au sol ou sur le coin du canapé.

Certaines personnalités du « monde parisien » s’entourent d’animaux sauvages, lionceaux, tigres, reptiles, qu’il est possible d’acheter dans des ménageries, ancêtres de de nos animaleries. En 1910, Edmond Rostand donne au Théâtre de la Porte-Saint-Martin sa célèbre pièce Chanteclerc, où évoluent plus de 70 personnages, merle, coq, faisan… En 1886 Camille Saint Saëns écrit Le Carnaval des animaux.

Cette exposition du Centre Péguy évoquera cette ménagerie qui peuple la fin du XIXe siècle.

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