Atelier « reconnaître les arbres »
Atelier « reconnaître les arbres »
Crédits : Photo de Timothée Lejolivet
Ce projet de création invite un trio d’interprètes pluridisciplinaires - à la fois musicien, danseur et basketteur - à partager le plateau et à se rencontrer autour d’un ballon de basket. Le ballon devient vecteur de relation à l’intérieur du groupe, son envoi et sa réception deviennent leur seule façon d’interagir l’un avec l’autre. La chorégraphie explore comment ce geste simple peut être multiple, quand il se teint de différentes qualités de tension -relâchement, amortissement, raidissement, allongement, résistance, et de diverses attentions -bienveillance, camaraderie, défi ou malveillance. Avec la contrainte de cette action, les danseurs explorent plusieurs types de relation : le jeu, la compétition, le défi physique, la fuite, l’esquive, le rythme commun, la rupture temporelle, la conquête spatiale et la complicité.
"Le jeu du basket ball est devenu pour moi une métaphore de ce dialogue fin entre force et écoute qui doivent exister pour maintenir une harmonie relationnelle. » Christina Towle
Dans un match de basket, on peut voir un ballet subtil de gestion des forces ; chaque passe est puissante mais réalisée dans le souci de comment elle va être réceptionnée. Les mouvements hypnotiques d’envoi et de réception du ballon sont élan fulgurant, chaos organisé, fuite permanente, mais intégrant à chaque instant la capacité de savoir où est l’autre. La force d’envoi s’équilibre également avec la capacité de réceptionner le ballon. Si la force de l’envoi est supérieure à la capacité de réceptionner, la balle est perdue et l’équipe ne peut pas avancer. Nous sommes dans une société de plus en plus déséquilibrée où puissance et force priment sur l’empathie et l’écoute, on voit les maillons faibles qui tombent et les puissants qui s’élèvent.
La pièce se construit autour d'une transformation de la pesanteur vers l'apesanteur. Au départ de la pièce la distance entre les interprètes est ténue, le règle de “no contact” en basket règne. Le ballon de basket reste le vecteur unique de contact entre la tribu. Mais, à fur et à mesure que le ballon de basket manipulé par les interprètes se dégonfle comme une lune décroissante, l’espace entre les danseurs se fond, devient poreux et perméable.
Atelier « reconnaître les arbres »
Visite contée
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Les Merveilleuses - Isabelle Lafon
Samedi 31 janvier 2026 - 9h-12h