Et si on faisait de l'EAC autour de l'archéologie ?
3 propositions de projets pour l'Education artistique et culturelle des collégiens
Crédits : Doria Belanger
JOULE est un projet chorégraphique consacré à la notion d’énergie. De fait, en danse, on parle souvent de corps aériens, de corps ancrés, terrestres, ou bien de corps solaires... Autant de références à l’ « énergie » ne sont pas anodines, d’autant qu’elles définissent nos identités de corps. Un corps dansant pourrait-il rendre « sensible » l’énergie dont nous bénéficions, questionner sa force, sa puissance ou même nous mettre en garde contre ses potentiels effets néfastes, qu’elle déborde (nucléaire) ou qu’elle vienne à manquer (pétrole) ? Ainsi, la quête de ce projet tient dans la volonté de mettre en résonance nos principales « sources » d’énergie usuelles et la puissance de plusieurs corps dansants, en jouant à la fois sur les représentations dans l’inconscient collectif aujourd’hui et sur les transpositions au niveau individuel et corporel, dans l’idée de rendre sensibles des forces qui à l’oeil nu nous demeurent invisibles et mystérieuses.
L’oeuvre se donne à voir sous deux formes : une installation vidéo (énergie stockée) et une pièce chorégraphique in situ (énergie diffusée).
Le projet entend donner à voir l’invisible, le sensible. En travaillant sur les notions de forces, de puissance, de masses, de jaillissement, de pénurie, de radiation, de toxicité, etc., le projet chorégraphique entend questionner notre rapport aux énergies fossiles, nucléaires et renouvelables, et défier les lois de la technique en nous rappelant à une autre vision du monde, centrée sur l’énergie corporelle. Ainsi, la série de diptyques vidéo met en résonance infrastructures techniques au service de l’énergie d’un côté (parc éolien, centrale nucléaire, barrage hydraulique…) et corps dansants de l’autre.
3 propositions de projets pour l'Education artistique et culturelle des collégiens
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