Visite de la Chapelle des Ursulines

Montbard (Côte-d'Or) • 15 et 16 septembre 2018
Visite de la Chapelle des Ursulines

Crédits : Musée et Parc Buffon, 2018

LA CHAPELLE DES URSULINES

LA COLLECTION DE CYCLES ANCIENS

LES SCULPTURES D’EUGÈNE GUILLAUME

La chapelle de style néo-gothique de l’ancien couvent des Ursulines, a été construite entre 1887 et 1890 par le Frère Maur, architecte à l’abbaye Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire. Établies à Montbard en 1649, les Ursulines ont occupé le couvent jusqu’à la séparation de l’Église et de l’État en 1905. Le musée des Beaux-arts a été fondé en 1938 par Gabriel Vernet. La chapelle a été rachetée en 1975 par la commune pour y installer le musée, inauguré le 8 novembre 1980.

La communauté des Ursulines à Montbard, construction du pensionnat, du couvent et de la chapelle : Plusieurs petites maisons bordant la rue Daubenton sont acquises entre 1810 et 1820 par mère Anne Pernet (mère supérieure, en religion, sœur Saint-Bernard)qui dirigea le couvent durant 28ans.Dèslesannées1840,les religieuses font démolir quelques-unes des maisons pour restructurer le bâti du couvent qui s’étend le long de la rue Daubenton entre le croisement de la rue du Four et de la rue Piron où vient s’installer la chapelle. La construction de la chapelle commence en 1887 avec un long travail de terrassement pour ancrer solidement les assises du bâtiment dans la pente du terrain. Le 28 avril 1890, la nouvelle chapelle est bénie solennellement par Monseigneur Lecot, évêque de Dijon, la cloche est baptisée par l’abbé Perrot sous le nom de Marguerite-Marie.

ARCHITECTURE :

Cette construction à trois nefs, de style néogothique, comporte un vaisseau central et des collatéraux de moindre hauteur. La verticalité des volumes et la hauteur sous clef importante de la nef centrale, soulignent les quatre travées cou- vertes de voûtes d’ogives surhaussées avec doubleaux et nervures en arc brisé. Le chœur se termine par une abside sur plan semi-octogonal à nervures rayonnantes. Cette partie de l’édifice est une bonne copie d’édifices gothiques du XIIIe siècle. Le frère Maur y reproduit certains détails de l’église de la Pierre-qui-Vire : profil de bandeaux, retombée de nervures sur les piliers, dessins de chapiteaux …
Le souci principal du frère Maur était de répondre à la complexité du programme de l’édifice : donner aux sœurs et à leurs élèves une bonne visibilité de l’officiant tout en respectant la règle de clôture qui impose une séparation stricte d’avec les fidèles venus de l’extérieur. Le projet de Montbard donne à son architecte l’occasion d’apporter une solution inédite à ce problème qui fait de cette chapelle un exemple unique d’organisation sur trois niveaux, disposition rendue possible voire imposée par la topographie.

Au niveau inférieur, appelé crypte sur les documents de l’époque, bien qu’accessible de plein pied depuis la rue Piron, les fidèles venus de l’extérieur pouvaient suivre les offices religieux, ou tout du moins entendre les chants liturgiques, grâce à un évidemment de la voûte.

Placées au niveau intermédiaire, les religieuses se retrouvaient proches du prêtre qui officiait à ce même étage. Elles bénéficiaient d’une vision directe de l’autel. L’obstacle physique d’une trémie au sol venait toutefois concrétiser la clôture et les isolait du chœur.

Au niveau haut, la tribune qui occupe tout l’espace des bas-côtés, offrait des vues exceptionnelles sur le déroulement du cérémonial. Au fond de la nef, une passerelle portée par de fortes consoles de fer forgé, assure l’unité de ce niveau. Il est fort probable que cette tribune était destinée aux élèves du pensionnat, assistant aux offices sous la conduite de leurs surveillantes. A l’origine, chaque niveau disposait d’accès indépendants, en liaison avec les circulations propres au couvent et à son pensionnat. L’escalier en bois reliant les deux niveaux haut est un ajout contemporain. La chapelle est construite intérieurement avec une pierre crayeuse et tendre, qui fait penser au calcaire oolithique de la région de Tonnerre. Les roches locales sont généralement plus dures et colorées. La partie la plus originale de l’édifice est très certainement cette trémie semi-circulaire mettant en communication visuelle les niveaux 1 et 2, véritable dentelle de pierre. La référence à des styles différents témoigne de la créativité très personnelle de l’architecte. Pinacles en pierre ponctuant le garde-corps, chandeliers monumentaux en bronze, accentuaient encore à l’époque l’exubérance d’une composition au caractère baroque. Aux extrémités de cette composition, deux escaliers à vis, pris dans les tourelles ajourées, permettent de passer d’un étage à l’autre. L’étroitesse de passage exclut de se croiser, et montre l’usage réservé auquel ils étaient destinés. Il est impossible d’y faire passer des foules. Cela semble montrer que seul le prêtre officiant était censé les emprunter pour porter la communion aux fidèles de la crypte. A ce niveau, une partie surélevée de quelques marches dessine le chœur liturgique, décoré d’une rosace de pierre ajourée, qui permettait, horsmis le raffinement, d’éclairer la pièce dépourvue de fenêtre juste derrière.

COLLECTIONS

Sont présentés dans ce lieu des plâtres du sculpteur montbardois Eugène Guillaume (Montbard, 1822 - Rome,1905) et la collection de cycles anciens de Raoul Butheau (Thoisy-Le-Désert,1890 - Dijon,1973).

CYCLES ANCIENS :

Les cycles anciens de la collection Butheau (XIXe – XXe) ont été rassemblés dans la région par Raoul Butheau, marchand de cycles à Montbard (rue Anatole Hugot) et grand amateur d’archéologie, d’armes et de livres anciens. Né à Thoisy-le-Désert (près de Pouilly-en-Auxois) et devenu montbardois en 1934, il s’intéressa durant toute son existence au patrimoine et au passé de Montbard. Président de la Société Archéologique de Montbard, il fut amené à s’occuper du musée en tant que conservateur bénévole à partir de 1953. C’est à cette date que le musée sera installé dans les anciennes écuries de Buffon (lieu actuel du musée Buffon). Il occupa ce poste jusqu’en 1969, quatre ans avant sa mort à Dijon.
Ces vélocipèdes, grands bis, bicyclettes, tricycles et motocycles y étaient exposés et furent acquis par la ville de Montbard en 1968.

Cette collection éclectique se compose de : cycles, armes, objets archéologiques, livres anciens sauvés in extremis d’une perte certaine, tout était bon à prendre pour ce collectionneur passionné. La qualité et la rareté des 29 cycles qu’il rassembla montrent qu’il sut sélectionner les pièces les plus intéressantes. Sans aucun doute, sa profession lui fut d’une grande aide pour dénicher ces pièces, dont certaines sont devenues exceptionnelles. Mais l’atout le plus incontestable de cette collection est son exhaustivité et sa diversité. Il est en effet possible d’y voir presque toute l’évolution technique de la bicyclette (la collection ne comporte pas de draisienne), y compris l’épisode original de la motorisation des cycles. Beaucoup de marques célèbres y sont représentées et chaque spécimen a son intérêt. Réf. Dictionnaire d’histoire culturelle de la France contemporaine. Ed. Puf - Paris 2010. Sous la direction de Christian Delporte, Jean-Yves Mollier, Jean-François Sirinelli (Pages 825 à 828).

Collection de plâtres du sculpteur montbardois : Eugène Guillaume

Programme des JEP 2018

Site : www.musee-parc-buffon.fr

Mail : [email protected]

Tél : 03 80 92 50 57 / 50 42

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