Balade sur la biodiversité à travers les champs
Balade agricole à travers les champs
Crédits : ©Jeff Rabillon
Complainte lyrique en 3 actes de Darius Milhaud (1927)
Sur un livret de Jean Cocteau
Christian Gangneron, mise en scène
Claude Masson, costumes
Nicolas Roger, lumières
avec
Eric Trémolières, le matelot
Claudine Le Coz, sa femme
Jean-Marie Frémeau, son beau-père
Jean-Baptiste Dumora, son ami
Stéphane Petitjean, piano
Le sujet du Pauvre Matelot est simple : une femme est sans nouvelles depuis plusieurs années de son mari qui est marin. Malgré l’insistance de son beau-père, elle refuse de se remarier. Le mari revient à l’improviste, il va tout d’abord chez un voisin qui le met au courant de la vertueuse attitude de sa femme et de sa misère ; le mari veut «voir son bonheur du dehors». Il se fait passer auprès de sa femme pour un ami de son mari, lui raconte que le malheureux est toujours prisonnier, qu’il est souffrant et sans argent, il lui confie qu’il a eu plus de chance et qu’il est très riche et lui demande de passer la nuit chez elle. Elle accepte et le tue afin de «sauver son mari». Darius Milhaud, Ma Vie heureuse, Ed. Belfond, 1973
Cocteau et Milhaud sont partis d’un fait divers sanglant, qu’ils ont transposé dans le décor d’un café, multipliant les références aussi bien aux musiques de film qu’aux complaintes des musiciens ambulants qui allaient, racontant des histoires de crimes.
La beauté de cette œuvre tient à la façon dont Cocteau et Milhaud ont réussi à transfigurer le fait divers en un émouvant poème lyrique populaire. On y reconnaît un mélange de réalisme et de lyrisme, de quotidienneté et de poésie, qui s’épanouira dans certains films français d’avant-guerre.
L’histoire se réfère à toute une mythologie du cinéma. Le père, pour disqualifier la «folie» de sa fille, lui reproche «d’être un personnage de cinéma», folle de ce fou. Et, en un sens, ce sont bien deux folies qui s’affrontent : l’une féminine, dominée par des images hallucinatoires, et comme définitivement installée dans la douleur de l’attente, l’autre masculine, la passion d’un aventurier qui joue avec sa vie, et qui, de façon sadique, élabore un jeu dont la partenaire doit ignorer la règle. La rencontre fatale de leurs folies ordinaires : ce thème séduisait Milhaud car il y voyait la possibilité de traiter un fait divers comme une tragédie. Pourtant, jamais sa musique ne s’autorise à hurler à la mort, elle enveloppe le drame d’une émotion trouble, doucement équivoque. Loin de tout pathétisme, elle s’ouvre à la poésie, respectueuse du mystère d’un geste, ne prétendant jamais dévoiler ce qui peut l’être, «l’infracassable noyau de la nuit».
Le parti-pris de jouer cette pièce dans le décor naturel d’un café, tient à l’idée que sous l’écriture de Cocteau / Milhaud, réalisme et poésie sont de mèche ; c’est en poussant au plus fort l’effet de réalité qu’on a le plus de chances d’en saisir la poésie.
Biographie de l'Arcal
Créé en 1983 par Christian Gangneron, et dirigé depuis 2009 par Catherine Kollen, l’Arcal est une compagnie nationale de théâtre lyrique et musical qui a pour but de rendre l’opéra vivant et actuel pour tous nos contemporains, y compris ceux qui se pensent les plus éloignés de cet art, pour « rendre sensible » et être source de questionnement à soi-même et au monde.
L’humanisme est au cœur de son projet, avec un thème philosophique et sociétal qui inspire les créations et actions artistiques de chaque saison. S’ajoute également la recherche d’équilibre entre masculin et féminin dans la société, notamment en faisant entendre la voix des femmes metteures en scène, auteures et compositrices. Son activité se traduit par :
• La création de spectacles de théâtre lyrique et musical, travaillant en profondeur sur la pluridisciplinarité pour rapprocher le théâtre de la musique, avec une exploration des arts scéniques et un esprit gourmand de découverte qui s’est traduit depuis 35 ans par 64 productions, de Monteverdi à aujourd’hui, dont 21 commandes et de nombreuses redécouvertes ;
• La diffusion de ses spectacles en tournée, dans des lieux variés, touchant ainsi un large public : opéras, théâtres, écoles, cafés, salles des fêtes, prisons, appartements, permettant de provoquer des rencontres passionnantes avec des personnes qui ne connaissent pas l’opéra ;
• L’accompagnement de jeunes artistes des arts de la scène lyrique par des actions de formation, insertion professionnelle, rencontres, expérimentations, résidences et prêt de salles de répétition ;
• L’accompagnement de nouveaux publics par des actions d’éducation artistique, dans les écoles, collèges et lycées, conservatoires, quartiers en difficulté, zones rurales, prisons, allant jusqu’à des opéras chantés par des enfants (Brundibar en 2014, 2015 et 2017, A propos de Bottes en 2015, Désarmés en 2017 et 2018, Sorcières en 2018, Vendeur d’étoiles - spin-off du projet opératique «Narcisse» en 2020).
L’Arcal est implanté en Île-de-France, avec des studios de répétition à Paris dans le 20ème, rue des Pyrénées. Son activité se développe en profondeur sur toute la région, de Paris à la grande couronne, des zones urbaines aux zones rurales, et ses spectacles sont diffusés sur l’ensemble du territoire national. L’Arcal est en résidence de 2020 à 2023 au Centre des Bords de Marne. L’Arcal est membre du syndicat Profedim, du collectif «Futurs composés», et membre associé de la ROF (Réunion des Opéras de France).
Soutiens institutionnels : DRAC Île-de-France (Ministère de la Culture et de la Communication)| Région Île-de-France |Ville de Paris Soutien aux résidences territoriales : Conseil départemental de l’Essonne | Conseil départemental du Val d’Oise | Conseil départemental des Yvelines | DRAC Île-de-France (Ministère de la Culture et de la Communication)
Balade agricole à travers les champs
Performance sonore et lumineuse
Découvrez la programmation artistique et culturelle du Cyclop pour cette année 2026 !
Cette année, pour fêter les Biblis en Folie, organisées par le ministère de la Culture, la médiat...
Spectacle
Visite commentée