Auberge de jeunesse HI Marseille Bois Luzy (FUAJ)
Auberge de jeunesse
Crédits : Solenn Mounes
A quoi ça tient est une création autour de ce qui nous fait vivre et de ce qui nous lie les un.es aux autres.
C'est une performance de cirque aérien et de musique live en extérieur d'une quarantaine de minutes.
L'axe central du travail artistique se situe autour des notions de "Tenir" et de "Lâcher". A quoi on tient ? Faut-il lâcher ? A quoi on s'accroche, au quotidien et au sens plus large ?
La performance est une exploration autour de la prise de risques, de la chute et de l’erreur.
Une nouvelle création de et avec Marion Curie et Solenn Mounès, Collectif Merken, Marseille.
L’aérien
L'artiste aérienne Solenn Mounès explore les possibles d'un dispositif comprenant un portique de 3 mètres de hauteur et une corde de 25 mètres de long, 12 mm de diamètre.
Elle construit un maillage avec la corde et le portique qui lui permet d’évoluer dans les airs. Celui-ci est sans cesse en transformation. Elle s’autorise tentatives et essais soutenue par ce réseau qu’elle a elle-même construit. L’attention est tension car la chute n’est pas exclue. Que peut-elle lâcher ? Là est l’enjeu de son mouvement.
La musique
La musicienne Marion Curie joue en live au plateau, en face à face avec l’artiste aérienne. La proposition sonore se situe aux marges de la musique électronique, noise, coldwave, poprock. Elle se structure autour du vocal, de captations sonores et de l’improvisation. Celle-ci renforce le propos et les liens qui nouent les deux performeuses. Un travail de récolte de récits autour de ce qui permet de tenir ou de lâcher dans la vie a été réalisé en amont par Solenn Mounès, et se poursuit lors des résidences de création. Cette matière va permettre l’écriture de courts textes qui seront chantés ou données à entendre durant la performance. Ces morceaux de musique, entre parler/chanter, vont cheminer dans des ambiances de paysages inconnus.
Le dispositif : Structure / Corde / noeuds
Nous disposons d’un portique auto-porté en acier noir. C’est une structure qui permet de s’accrocher et pratiquer les aériens en tout lieux, en intérieur comme en extérieur. Nous souhaitons explorer un dispositif circulaire, où les spectateur.ices sont assis.es autour du portique, à une distance relativement proche pour favoriser un climat intimiste. Protagoniste à part entière, elle n’est pas seulement l’objet qui permet de nous accrocher. Elle permet réellement de creuser le rapport que nous construisons avec elle. Nous explorons les possibilités de ses caractéristiques (matière, formes, dimensions, couleur...), ce qu’elle représente et à quoi elle renvoie. Cette structure peut s’élever à 8m50 maximum, selon le nombre de manchons montés. Nous avons choisi de travailler à une hauteur de 3m. Cette contrainte nous amène à rechercher de nouvelles manières de faire de l’aérien. Nous explorons les déplacements, équilibres et passages à travers le maillage. La structure permet également de se suspendre directement.
Après recherches, nous avons choisi de travailler avec des cordes utilisées en technique d’accroche. Avec un diamètre de 12 mm, elles sont maniables et permettent de faire des nœuds aisément. L’idée est de sortir de l’esthétique de l’agrès de la corde lisse (diamètre beaucoup plus large) pour se tourner vers une exploration de cordes plus usuelles. Nous souhaitons utiliser une seule corde, en un seul morceau, qui se déploie, qui s’accroche, qui lie. Les boucles et lignes formées par celle-ci permettent alors d’être tenue, suspendue. Elles deviennent supports à leur tour, un maillage en perpétuelle construction/déconstruction. Elle crée de nouvelles formes, de nouveaux possibles jusqu’à se transformer à nouveau.
Nous choisissons d’utiliser le seul nœud de cabestan pour lier la corde et la structure. Ce nœud peut se faire et se défaire avec une certaine facilité. Réalisé avec la corde doublée, il permet de la nouer en tout point et ainsi de construire des formes modulables.
actions de médiation
Les temps de médiation que nous souhaitons proposer s’articuleront autour des trois axes suivants :
Exploration et apprentissage des nœuds (le cabestan, différents nœuds de 8, nœud plat, nœud de pêcheur) et de leur utilisation. Approche métaphorique de ce qui nous lie avec le support de cordes. Développer l'imaginaire et la narration. Exploration collective et individuelle autour des cordes.
Pratique de suspension et de contrepoids avec les agrès tissus et corde sur portique auto-porté. Découverte du système de balancier (mouflage, double poulies). Pratique de l’acro-balance et acrobatie. Inventer des formes en équilibre (acro-porté à plusieurs). Expérimenter les rôles de porteur.euse et voltigeur.se.
Balades à l’aveugle, écoute subtile des sons environnementaux et des interactions avec autrui, capacité à guider et à être guidé.e. Production sonore sans amplification avec objets sonores et voix. Jouer avec les surfaces de résonance, le rythme, les fréquences à travers des compositions instantanées et collectives.
Les temps de pratique auront lieu dans le jardin ouvert en pied d’immeubles de l'association et en matinée pour éviter les grosses chaleurs de l'été.
Ils comprennent des temps collectifs en début et en fin de séance. Ces temps d'échange permettront aux enfants d'exprimer leurs ressentis. Ainsi, cela nous permet d'ajuster les propositions des jours suivants.
En parallèle, nous imaginons la création de supports sous forme de dessins, textes ou photos qui permettront aux participant.es et aux artistes d’exprimer leurs sensations sur l'expérience vécue et ainsi en garder des traces.
Auberge de jeunesse
Parcours : Je m'installe
Parcours : J'attends et j'élève un enfant
Parcours : Je cède