Adishatz / Adieu - MADRID
Crédits : Alain Monot
Adishatz dresse un autoportrait fragile des plus particuliers. Convoquant le registre de l’autofiction, sorte de documentaire sous forme de confession qui met en évidence l’itinéraire d’un personnage entre vie réelle et vie fantasmée ou rêvée, cette pièce est écrite à partir de chansons, de conversations, qui évoquent comme des carnets intimes, les racines ou la famille.
Adishatz est construit à partir de la technique de l’imitation souvent utilisée pour divertir. Je la détourne avec une force autrement plus trouble. Comme une cassette vierge sur laquelle j’enregistrerais le monde qui m’entoure et me constitue.
Ce personnage ambivalent que j'interprète vacille entre grâce et grossièreté. Le recours au travestissement permet d’accentuer l’idée d’une certaine solitude, tout en évoquant quelque chose de délicat et sensible. Le travestissement est commun à l’homme et la femme et peut-être utilisé pour les deux sexes. Une étrangeté, un trouble qui permettent tous les retournements ou détournements.
La solitude est perceptible : elle est triste et mélancolique mais jamais tragique. Je souhaite travailler sur la nostalgie des choses, pour convoquer cette mémoire fondatrice de l’identité : l’enfance ou l’adolescence, nostalgie de ces tubes d’hier qui ont marqué mon vécu et qui résonnent encore aujourd’hui... Je désire réactiver les souvenirs, stimuler la mémoire du public.
La pièce prend ici une dimension cathartique où l’identité du personnage se révèle au fur et à mesure mais ne sera probablement jamais claire : ambivalente, complexe, drôle ou triste, homme ou femme, puissante ou fragile, entre vie réelle et vie fantasmée.
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