Fête des mères
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Crédits : @RCFRadio
Tous les ans le mois de mai est dédié à l'Europe. Chaque année le 9 mai, on célèbre l’Europe qui correspond à la date anniversaire de la déclaration Schuman. Une belle occasion de parler de notre vieille Europe dans l'émission Je pense donc j'agis avec Melchior Gormand et Stéphanie Gallet.
Pour nous donner des nouvelles de l'Europe, ils accueillent deux invités :
Antoine Arjakovsky, historien, codirecteur du pôle « Politique et Religions » du Collège des Bernardins et directeur émérite de l'Institut d'études œcuméniques de Lviv (Ukraine)
et
Sébastien Maillard, ancien journaliste à La Croix, directeur de l’institut Jacques Delors.
La Russie et son président Poutine donnent des sueurs froides aux pays membres de l'Union européenne. L'impétuosité de la Douma peut faire peur. Pourtant pour Sébastien Maillard, il est évident que l'UE est plus forte que la Russie. "Si vous regardez le PIB de l'Union européenne et le PIB de la Russie c'est sans commune mesure, donc il faut voir nos atouts, la Russie a besoin de nous [...] donc il ne faut pas se sous-estimer face à de tels acteurs" explique-t-il.
Pour Sébastien Maillard, ce sont les méthodes utilisées par les russes qui laissent à penser qu'ils sont plus puissants mais dans les faits, et notamment économiquement, l'Union européenne n'a pas à rougir. "La difficulté pour l'Union européenne c'est d'arriver, dans le respect du droit, dans la proportionnalité et le respect de ses propres valeurs à se faire respecter" ajoute Sébastien Maillard. Un enjeu qui , au delà de la Russie, est international.
Après des débuts chaotiques, face à la propagation de la pandémie, les pays membres de l'UE ont réussi à coordonner leurs politiques sanitaires. Pour Sébastien Maillard, la solidarité a pris le dessus "non seulement au niveau économique avec le plan de relance européen [...] et d'autre part la solidarité vaccinale".
Pour Antoine Arjakovsky "ce dont on se rend compte depuis un an, c'est qu'il y a un désir d'Europe. La santé n'était pas une compétence de la commission européenne, mais on se rend compte que dans le monde globalisé dans lequel on vit, on a besoin d'avoir une réponse européenne commune qui soit basée sur une éthique, c'est à dire sur le principe de solidarité".
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