Salon de l'emploi saisonnier
Deuxième édition du salon de l'emploi saisonnier au Vigan !
Crédits : Conseil départemental du Gard
« Le Conseil départemental du Gard produit au château d’Assas « Summer Time », une exposition imaginée et spécialement créée par la photographe franco-américaine Martine Fougeron.
L’exposition se compose de 2 parties : la présentation de 17 photographies grand format qui retracent le passage de l’adolescence à l’âge adulte de ses deux fils entre 2005 et 2018 et la création d’un film qui narre l’arrivée de ses parents dans les Cévennes au début des années 60. Ces deux formats se font écho dans un dialogue et une résonance autour du thème de la souvenance et de l’adolescence.
Les liens indéfectibles tissés entre le hameau d’Esparon et les différentes transitions de quatre générations se déploient dans des scènes à la rivière, en forêt ou sur la terrasse de la maison de vacances et dans un film original tiré d’archives familiales.
Ce nouveau projet, entièrement conçu et réalisé pour le château d’Assas par une artiste régulièrement publiée et exposée à New-York, affirme l’engagement de notre collectivité pour une culture sensible, inclusive et accessible à tous ».
« Summer Time », une exposition de Martine Fougeron conçue pour le Conseil départemental du Gard au château d’Assas
Dans cette exposition, l’artiste franco-américaine Martine Fougeron s’est inspirée de ses vacances en Cévennes. Elle a puisé, dans son livre édité en 2020 par la Maison allemande Steidl, Nicolas & Adrien. A World with Two Sons, des images relatant la belle saison et ses activités familiales, nous faisant ressentir le temps dans sa densité comme dans sa fuite, ses lumières et ses couleurs comme écriture de la vie.
A la rivière, en forêt ou dans sa maison de vacances, l’artiste dévoile un modèle social et capte la transition de jeunes hommes vers un nouvel âge.
Avec des photographes américains comme Nan Goldin, Sally Mann ou Raymond Meeks, elle porte un nouveau rêve américain inclusif et sensible, préférant l’individu au stéréotype. Les femmes photographes font leur entrée dans l’univers patriarcal des agences par des commandes éditoriales et plus rarement des photos de presse.
Les publications féminines des années 50 sont critiquées pour leur absence de regard personnel, à l’exact opposé de ce qui caractérise leurs confrères masculins.
Malgré le génie fantasque de Lee Miller (1907-1977) ou la radicalité sociale de Dorothea Lange
(1895-1965), il faut attendre l’hybridation avec l’art contemporain, pour voir apparaître de grandes figures féminines qui forment le goût de notre époque comme Cindy Sherman ou Annie Leibovitz.
C’est dans cette mouvance féministe que se situe une part importante de l’œuvre photographique de Martine Fougeron.
Née en 1954, cette fine art photographer, n’inventorie pas la réalité objective. Par-delà les modèles établis et les diktats de notre époque, elle tente une expression ouverte à la picturalité d’un Matisse ou d’un Hockney comme à un classicisme visuel en allant au bout de son engagement. Préparées par des choix textiles ou d’intérieurs, ses photos jouent du naturel des situations, des corps et des visages dans des compositions où portraits et paysages sont distribués à leur juste place et très parfaitement cadrés.
Biographie de l’artiste
Née à Vincennes, de nationalité franco-américaine, Martine Fougeron est une photographe qui a vécu et travaillé à New York de 1996 à 2020, avant de revenir en France en mars 2020, pour y vivre.
Après des études aux États-Unis, au Wellesley College et en France, à l’Institut d’Études Politiques de Paris, Martine Fougeron poursuit une carrière en tant que directrice de création d’une équipe de « nez » composant des parfums mondialement connus.
Changement de cap en 2001, après le 11 septembre, et choix définitif en 2005, après des études à l’International Center of Photography (ICP) de New York : elle se lance dans la photographie – qu’elle avait toujours pratiquée en parallèle. Un choix vite reconnu par le monde de l’art, puisqu’elle expose, seule et pour la première fois, à Chelsea en 2008 (Peter Hay Halpert Fine Art).
Ses expositions
Suite à Chelsea, elle expose en solo dans plusieurs galeries à New York (The Gallery at Hermès, Fondation d’Entreprise Hermès), Los Angeles (Julia Dean Gallery) et Philadelphie (Gallery 339).
Son travail a aussi fait l’objet d’une exposition en solo au Bronx Museum of The Arts, en 2016. Elle a également participé à de nombreuses expositions collectives : en Suisse (Christophe Guye Galerie), en Chine (Ullens Center for Contemporary), et aux États-Unis (Philadelphia Museum of Art, Howard Greenberg Gallery). Enfin, elle a participé à des festivals/biennales en France (Les Rencontres d’Arles), et en Corée du Sud (Daegu Photo Biennale).
Son parcours d’enseignante
Martine Fougeron œuvre aussi à titre d’enseignante et d’éducatrice : elle a fondé The Photography Master Retreat, un workshop intensif, mené sur une semaine, à Esparon, village cévenol où elle passe ses vacances depuis son enfance.
Enseignant aussi à l’ICP, elle a été artiste-enseignante invitée au Pratt Institute, à la New York University, au Camera Club de New York et à la School of Visual Arts. En 2016 enfin, elle a été choisie comme artiste résidente à Yaddo et en 2019 à Chennai avec l’Alliance Française en Inde.
Une éditorialiste reconnue
La richesse de ses portraits et la diversité de son travail photographique lui ont ouvert les pages culture de nombreux et prestigieux magazines : ainsi peut-elle s’honorer de nombreuses publications dans les éditions week ends : The New York Times Sunday Magazine, The Wall Street Journal Magazine, Financial Times Week End, The New Yorker. Et, en France, elle a contribué aux Échos Week End, et au Nouvel Observateur Week End.
Zoom sur le travail de l’artiste autour de ses 2 fils : Nicolas & Adrien : de 2005 à nos jours
Entre 2005 et 2018, Martine Fougeron poursuit un travail au long cours : Nicolas & Adrien, une série poétique sur l’adolescence de ses deux fils et de leurs amis, qui ont grandi à New York et en France. À la fois tendre et distanciée, cette série est un roman visuel d’apprentissage, tel un Bildungsroman, qui interroge cet âge de bascule entre l’enfance et l’âge adulte et de questionnement identitaire. On y voit les deux fils grandir, mûrir, se mouvoir dans la maison familiale, dans des soirées festives ou encore dans le hameau cévenol d’Esparon. Avec cette intensité et cette force fragile qui sont celles de la jeunesse.
Les portraits de ses deux fils, mis en scène mais avec naturel, explorent la quête intérieure de l’adolescence. Son travail est doublement influencé par les conventions cinématographiques, notamment par les effets dramatisés de l’éclairage, et par la lumière douce et paisible qui irradie la peinture hollandaise, et en particulier les mystérieux portraits domestiques de Vermeer. L'artiste a d’ailleurs toujours utilisé des appoints de lumière. Elle a commencé sa série avec le grand format 4x5, puis utilisé en alternance les premiers appareils full frame digitaux, les Canon 5D.
Il est notoire de constater que la plupart des photographes abordent l’adolescence sous l’angle du tourment, du désespoir, voire même d’une perception nihiliste du monde. Or, si elle admire le journal de bord de Nan Goldin sur la famille de marginaux qu’elle s’est créée, ou encore les portraits durs et poignants de Larry Clark sur la jeunesse marginale de Tulsa, elle choisit un point de vue différent. Ni sensationnalisme, ni désespérance, mais une vision plus sereine, plus apaisée et introspective du parcours adolescent. En ce sens, elle se situe davantage dans le lignée de Harry Callahan, portant un regard doux et amoureux sur son épouse Eleanor, ou de Nicholas Nixon portraiturant chaque année les quatre sœurs Brown.
Nicolas & Adrien, A World with Two Sons a été publié chez Steidl en 2020 (264 pages) et se compose de deux œuvres interreliées, « Teen Tribe » (2005-2010) et « The Twenties » (20102018). Ce travail se poursuit actuellement avec « The Thirties » (de 2018 à aujourd’hui) qui interroge la vie des deux jeunes hommes pendant et après la pandémie, ainsi que les nouveaux questionnements propres à la trentaine.
Plus d’informations sur l’exposition : martinefougeron.com/exhibitions
Deuxième édition du salon de l'emploi saisonnier au Vigan !
Diversifier sa production : Pourquoi ? Comment ? À quel prix ?
Découvrez les métiers du tourisme et formez-vous !
Nous vous proposons un recrutement par MRS, Méthode de recrutement par Simulation ! Pas besoin de...
Plongez au coeur du métier de service en salle dans la restauration, un secteur dynamique et port...
Découvrez l'immersion professionnelle (PMSMP) et boostez votre recherche d'emploi !