École d'été de santé publique et d'épidémiologie - 22 juin - 3 juillet 2026
L'École d'été de santé publique et d'épidémiologie (EESPE) propose 5 modules autour d'enseignemen...
Crédits : © Loïc Nys
Dans une société validiste qui n’en finit plus de tresser les injonctions, en matière de beauté et d’image qu’advient-il de celles et ceux dont la vie est accidentée par un trauma, un handicap, une maladie. Qu’advient-il de celles et ceux qui vieillissent ? Dont le corps lâche, ou ne s’inscrit pas dans le schéma majoritaire, échappe — au jeu constant de la validation du regard ? Les oublié.es ? Les anonymes ? Les invisibles ? Qui — se préoccupe des corps marginaux, âgés, gros, malades, traumatisés, multiples, hybrides ou précaires échouant à répondre aux codes de la beauté normative.
Eulalie, est socio-esthéticienne. Elle a dédié sa vie au soin des plus fragiles. « Socio-esthéticienne », un métier-sacerdoce — presque exclusivement exercé par des femmes — à mi chemin entre aide-soignante, et esthéticienne, précaire lui aussi, et invisible, de par son manque de reconnaissance statutaire.
Eulalie travaille à la fois en service d’oncologie et en Ehpad. Elle soigne et accompagne l’Homme-oiseau, résident en maison de retraite et Nadia, l’amazone survivante d’un cancer du sein, comme elle soutient aussi le mari de Nadia, Ezra, lui-même totalement investi dans l’accompagnement de sa femme.
Au fil des rencontres, et du déploiement gigogne des intimités ou des parcours de soins, nous invoquerons quelques fantômes, évoquerons Avishai ou Yolette. Et ferons la connaissance de Sophie, socio-esthéticienne en réa, du patron de Nadia, de Joe et Pam, étranges figures de clowns contemporains exacerbant les questionnements existentiels, de Lucie, thanatopractrice, pour qui le souci de reconnaissance est un des socles du deuil, ou bien de Vénus elle-même qui, sous les traits d’une déesse très actuelle traversera les temps pour questionner nos injonctions contemporaines.
Cabaret interactif ou mega soin convoquant théâtre et chant, Si Vénus avait su ouvre une porte sur la fabrication du théâtre lui-même : celle de la mise à nue. Ainsi donc, virtuoses et agiles, les changements de costumes se font à vue et les rôles s’échangent dans une grande rapidité. En vingt-quatre scènettes pensées pour une dizaine de personnages et un dispositif scénique inclusif, ce spectacle intimiste prend la forme, d’une ode à nos vulnérabilités. À nos corps cicatriciels, en même temps qu’une ode à celles et ceux qui comme Eulalie, consacrent leur vie au soin de l’autre et à la réparation. Qui revendiquent le toucher, la caresse, comme première matière à tisser du lien social, pour apaiser, panser, réconcilier. Pour rendre à la beauté ses lettres de noblesse. Car il y a fort à parier que — si Vénus avait su quels désordres d’injonctions, quelles incompréhensions naitraient de cette beauté là dont on l’a fait reine, elle aurait rendu son diadème.
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