Visites commentées à La Moglais
Ouverture des jardins à l'occasion des Rendez vous aux jardins 2026
Le parc de La Moglais entoure le château qui nait de l'agrandissement de l'ancien manoir au début du dix-huitième siècle (1734).
La symétrie des façades, crépies de blanc, les toitures au rythme accentué par des lucarnes en pierre alignées sur les travées, ne sont pas sans rappeler les plus grandes malouinières, avec lesquelles La Moglais a d’ailleurs un air de famille marqué, peut-être surtout par ces bandeaux gris coquillage et les entourages de fenêtre en granit qui ornent encore aujourd’hui la façade côté jardin ainsi que celles des dépendances. Les toitures, quoique moins hautes, proportionnellement, que dans les malouinières, y sont aussi couronnées de pots à feu en terre cuite – sans doute originaires du bourg voisin de La Poterie, célèbre pour son artisanat. La décoration intérieure ne dément pas cette parenté, les murs lambrissés de chêne, les cheminées en marbre, les parquets, et plus particulièrement peut-être le sol du vestibule dont l’échiquier de marbres forme un camaïeu en grisaille. Citons pour finir la rampe en fer forgé qui porte la marque d’un ferronnier de Moncontour, et qui reprend exactement le motif de balustre du grand escalier de l’hôtel d’Asfeld à Saint-Malo, construit à la même époque (1723-1725) par l'armateur François-Auguste Magon de la Lande
Après la Révolution et ses vicissitudes le Marquis de la Moussaye y fera de nombreux aménagements, modifiant les intérieurs, construisant un théâtre dont il décore la façade, comme celle de l'orangerie, dans le goût italien, avec des pilastres peints et des statues à l'antique. Cet ensemble constitue un programme architectural unique au sein duquel le parc trouve un bel équilibre.
Le parc d'agrément à la française, redessiné à la Restauration, en comprend les figures classiques : statues et vasques en pierre ou en terre cuite, orangerie et petit théâtre, tilleuls, charmilles. De jeunes cerisiers à fleurs (prunus « accolade ») conduisent de la grille d'entrée jusqu'aux douves ornementales. Derrière le château la grande pelouse est encadrée de charmilles taillées et d'une guirlande de rosiers lianes au pied desquelles courent des plates-bandes botaniques riches de vivaces, de roses et de petits arbustes (camélias, rhododendrons, deutzias, viburnums, pivoines, hydrangeas, iris, etc.) ; leur ordonnancement est guidé par les différentes expositions, ainsi que par des parti pris de couleurs (feuillages et fleurs) aux tons majoritairement pastel. Les floraisons se renouvellent de la fin de l'hiver jusqu'à l'automne, avec au printemps la floraison des azalées, des rhododendrons, des iris, des pivoines, et au début de l'été celle des rosiers lianes, peu remontants, qui imposent leur rose pendant quelques semaines. Un parterre de buis, de lavandes et de roses a été réinstallé devant l'orangerie. Petite roseraie : collection de roses (200 variétés environ) anciennes et modernes : roses de chine, polyanthas, roses anglaises et hybrides modernes.
Un nouveau jardin a été établi entre l'orangerie et le bois, avec un petit arboretum (cornus, acers... ) et deux grandes mixed border. Le potager est en cours de restructuration.
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