E2C Var - Information collective et recrutement : 16-25 ans ? Découvre comment l'E2C peut t'aider à trouver ta voie et réussir ton projet pr
L'E2C Var t'invite à une présentation découverte pour te montrer tout ce que le dispositif peut t...
Crédits : Illustration de Gilles LECUIR – Natureparif, Orléans, 14 Septembre 2015
La biodiversité en milieu urbain ou périurbain, subit au contact des aménagements humains une pression de plus en plus intense. Elle fait dans le même temps l’objet de revendications croissantes de la part des citadins, qui expriment leur besoin de contacts avec la nature, tandis qu’émerge la conscience des « services rendus » par la nature en ville.
La « Nature en ville » est au cœur des enjeux contemporains. En assurant des services écologiques majeurs (réduction des pollutions, des îlots de chaleur, des eaux de ruissellement, …) dans un milieu urbain toujours plus dense et minéral, la nature sous toutes ses formes est indispensable pour faire face aux défis environnementaux que sont le réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité mais aussi pour contribuer à un cadre de vie plus agréable et répondre aux enjeux de santé humaine. Pour accélérer la dynamique de « renaturation » des villes, il est nécessaire d’inclure la nature dans l’ensemble des politiques publiques et d’en faire un élément structurant de l’aménagement urbain. Il est important d'insister sur l’enjeu social de la biodiversité urbaine, qui doit répondre aux besoins des habitantes et habitants mais qui doit aussi contribuer à la solidarité des villes avec les campagnes qui ne cessent d’être artificialisées du fait de l’étalement urbain.
Proposer de nouveaux modes constructifs répondant aux enjeux écologiques . On dispose de suffisamment de retours d’expériences désormais pour affirmer que la nature rend des services à la ville qu’elle ne peut ignorer :
- accroître la végétation urbaine améliore la qualité de l’air et protège de l’effet d’îlot de chaleur ;
- préserver des sols vivants et perméables est indispensable au cycle de l’eau et prévient les inondations ;
- restaurer les habitats de certaines espèces, comme les pollinisateurs sauvages, est aussi un moyen de se prévenir intelligemment des pathogènes…
L’utilisation de matériaux bio-sourcés produits et fournis localement, permet également de réduire les impacts globaux d’un projet, au-delà du territoire. Ce concept de « biodiversité grise » par analogie à l’«énergie grise » représente un nouveau défi majeur pour les concepteurs.
La biodiversité n’a encore pas dit son dernier mot et des résultats de recherche de plus en plus nombreux mettent en avant ses bienfaits pour la qualité de vie des riverains. Ces conclusions ont introduit le concept de « biophilie », qui met en lumière l’existence d’un lien instinctif entre l’homme et la nature. Ce concept est reconnu depuis peu comme un facteur clé de la conception et du développement des espaces de travail.
Mais comment définir cette « ville de demain » ?
Les acteurs et actrices de l’aménagement urbain doivent faire de la nature un élément structurant et davantage coopérer : paysagistes, écologues,
scientifiques, urbanistes, associatifs, élues et élus doivent imaginer ensemble une ville accueillante, résiliente et durable. Le citadin devient
quant à lui un pilier de cette évolution en réclamant une meilleure qualité de l’espace public et en participant à sa renaturation.
Nos expériences se fonderont ainsi sur l’intégration d’un écosystème se renouvelant lui-même au sein de notre urbanisation. Elles seront divisées en trois fils conducteurs :
1- L’impact néfaste de l’urbanisation à outrance sur l’écosystème, les bénéfices d’un écosystème. La nécessité d’intégrer un écosystème participatif à notre mode de vie.
2- Les actions possibles à mettre en place, et ses gestes dans notre quotidien.
3- Les futurs projets et leurs bénéfices pour l’homme et son environnement.
Ici, chaque action entreprise par l’homme verra ses fonctionnalités écologiques s’améliorer et se connecter les unes aux autres.
Par exemple, intégrer d’avantages de cours d’eau traitées et saines en ville permet de faciliter la mise en place de jardins potagers, qui lui-même accentue la pollinisation…
Animations prévues (exemples non exhaustifs):
- expériences sur l’effet de serre. Analyse des chiffres et déduction de l’impact sur l’environnement. (Tortues, flore, fonte des glaces…).
- Analyse d’un écosystème (mettre en parallèle avec l’impact de l’homme), avec pour support un biome miniaturisé. S’appuyer sur la chaine alimentaire.
Intégrer l’écosystème à notre vie quotidienne est ainsi une nécessité.
Animations prévues (exemples non exhaustifs):
-Comparaison sur maquettes de l’absorption des sols cultivés et des sols goudronnés. (Incitation à la mise en place de potagers…)
-Expérience sur la pollinisation
Animations prévues (exemples non exhaustifs):
-Une ville dont les énergies sont 100% naturelles : expérience sur les éoliennes. Analyse de la future exploitation des énergies naturelles par l’homme.
-Analyses et débats de futurs projets : tours compostables
(En début d’année, le Musée d’art moderne et MoMA PS1 (à New York) ont sélectionné « les tours circulaires de briques organiques et réfléchissantes » — appelées « Hy-Fi » — de l’agence The Living en tant que lauréates de la 15e édition du programme Young Architects (YAP). La structure temporaire sera construite au moyen d’une nouvelle méthode de bio-design mettant à profit des matériaux entièrement organiques.)
-Des parcs « éponges » (Ce n’est un secret pour personne que le Gowanus Canal, à New York, est un désastreux mélange de déchets toxiques, d’eau de ruissellement polluée et d’eau d’égout brute qui ont tous été — c’est très regrettable — rejetés directement dans les divers plans d’eau de la région. Il existe toutefois un petit projet répondant au nom de « parc éponge », dont le but est de transformer cette zone de Brooklyn en sanctuaire propre et bien filtré, créant ainsi un modèle à suivre pour l’avenir de l’urbanisme.)
Explications :
L’organisme Gowanus Canal Conservancy et la firme d’architectes dlandstudio ont annoncé à l’été 2013, un plan de revitalisation qui utilisera des zones tampons ainsi que des marécages de remédiation afin de ralentir, absorber et filtrer les eaux polluées de Gowanus avant qu’elles n’atteignent le canal lui-même. Ainsi, non seulement le Parc Éponge transformera-t-il 11,4 acres de terres contaminées en zone riveraine agréable, mais il offrira également une solution continue d’absorption des polluants qui continuent de contaminer ce champ de bataille industriel. « Dans ce processus nommé phytoremédiation, des plantes spécialement sélectionnées métabolisent les polluants et les métaux lourds qui se trouvent dans les eaux contaminées », peut-on lire sur le site Web de l’American Society of Landscape Architects. « Les eaux usées provenant des systèmes d’égouts sont stockées puis relâchées doucement dans ce système paysager. »)
Bien évidemment, les scolaires ne pourront tout faire mais verront au moins une expérience et idée de chaque grand point que sont l'intégration de l'écosystème dans l'urbanité, les gestes et solutions existantes et une forme de projection dans l'avenir.
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