Birblab, l'appli qui fait avancer la science
Lancement de première saison de Birdlad, l'application de science participative pour comprendre e...
Crédits : Orchestre national de Metz. Photo Cyrille Guir
T. Gouvy : Le Giaour, ouverture op. 14
H. Berlioz : Le Corsaire, ouverture op. 21
K. Beffa : On the Dust I love, Cantate pour mezzo-soprano et orchestre d'après le poème de Lord Byron "On the Death of a Young Lady" (création mondiale, commande du Festival Berlioz)
H. Berlioz : Harold en Italie
Les œuvres de Lord Byron, illustre poète anglais, grande figure du romantisme, ont inspiré de nombreux compositeurs. Ainsi Berlioz, alors pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, nous livre dans ses Mémoires qu’il aimait lire les poèmes de Byron à la basilique Saint-Pierre : « Je portais avec moi un volume de Byron, et m’établissant commodément dans un confessionnal, jouissant d’une fraîche atmosphère et d’un silence religieux (...), je dévorais à loisir cette ardente poésie. »
D’abord appelée La Tour de Nice, puis Le Corsaire Rouge pour devenir Le Corsaire, en référence au roman poétique éponyme de Byron, cette œuvre met en scène un héros révolté, Conrad, héros byronien par excellence à l’instar de Childe Harold. Un critique de l’époque nous livre ses impressions sur l’œuvre : « C’est une composition extrêmement originale, pleine d’effets fantastiques et de caprices bizarres. On dirait un conte d’Hoffmann. Cela vous jette dans un malaise indéfinissable ; cela vous tourmente comme un mauvais rêve, et remplit votre imagination d’images étranges et terribles. »
Le Pèlerinage de Childe Harold a directement inspiré Harold en Italie dont le personnage instrumental est interprété par l’altiste anglais Lawrence Power. En 1834, le célèbre violoniste Paganini demande à Berlioz de lui composer une pièce pour son nouvel alto, un Stradivarius qu’il venait d’acquérir. Plutôt que d’illustrer certains passages du poème de Byron, Berlioz choisit d’adopter la position d’un voyageur qui observe les choses de loin et les commente :
« J’imaginai écrire pour l’orchestre une suite de scènes, auxquelles l’alto solo se trouverait mêlé comme un personnage plus ou moins actif conservant toujours son caractère propre ; je voulus faire de l’alto, en le plaçant au milieu des poétiques souvenirs que m’avaient laissés mes pérégrinations dans les Abruzzes, une sorte de rêveur mélancolique dans le genre de Childe-Harold de Byron. » (Mémoires, chapitre XLV)
Mais sans attendre que l’œuvre soit terminée, Paganini rejeta Harold en Italie (elle ne lui donnait pas assez l’occasion de briller), avant de se raviser quatre ans plus tard, et d’offrir à Berlioz un chèque de 20 000 francs ! Difficile de ne pas être conquis par cet « alto-personnage en immersion dans un paysage orchestral qui tantôt l’accompagne, tantôt le domine, tantôt lui laisse le chant libre ».
Cette soirée, portée par l’Orchestre national de Metz sous la direction de David Reiland donne également à entendre L’Ouverture du Giaour de Théodore Gouvy, d’après Byron, ainsi qu’une nouvelle cantate pour mezzo-soprano et orchestre commandée par le Festival Berlioz au compositeur Karol Beffa intitulée On the Dust I love d’après le poème de Byron, On the Death of a Young Lady, interprétée par la mezzo-soprano Albane Carrère.
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avec Belledonne Trad Orchestra
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