JOURNEES PORTES OUVERTES
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Crédits : Ernesto Timor
Le vieux chien de bateau Haktor mène une vie paisible jusqu’au jour où le Capitaine Phosphore se met en tête de prendre un deuxième chien à bord, une chienne de surcroît ! L’existence d’Haktor prend une autre tournure une fois la chienne à bord. Elle lui prend sa nourriture, s’accapare sa place sur la couchette du capitaine et le harcèle jusque dans sa promenade quotidienne…
Le Manuscrit des chiens III : Quelle misère ! se présente comme une fable. Écrit en 1997, ce conte atypique pour enfants est représentatif de l’écriture de Jon Fosse, caractérisée par des jeux de répétition-variation, l’utilisation d’une langue poétique, polie et retravaillée au sein d’un modèle dramaturgique narratif.
Dans la trilogie du Manuscrit des chiens, Jon Fosse nous renvoie à des manifestations psychologiques liées à l’enfance ou l’adolescence, mais sans en parler de façon explicite. En effet les personnages ne sont pas des enfants, alors même qu’il est pleinement question de l’enfance. Ces comportements très « humains » apparaissent à travers des personnages de chiens domestiques, dont le rapport à leur maître est facilement transposable au rapport parents/enfants.
Ainsi, à travers des situations quotidiennes qui concernent des sensations naturelles comme la faim, les envies de faire pipi, le besoin de câlins… Jon Fosse nous parle évidemment des sentiments humains, ramenés à leur plus simple expression grâce au prisme de l’animal.
Cet anthropomorphisme du chien suscite d’ailleurs le comique de plusieurs situations dans les trois Manuscrits. Le chien comprend parfaitement ce que disent les êtres humains qui l’entourent, il raisonne comme un être humain et paraît souvent plus réfléchi et plus mature que ses maîtres. Néanmoins, il n’a pas la parole pour se faire entendre, et affectivement, il ne peut pas se passer d’eux. On ne peut alors s’empêcher de penser à l’état d’enfant.
Ces pièces permettent aux jeunes spectateurs de s’identifier au personnage tout en gardant la distance nécessaire dans laquelle l’enfant y met ses propres questionnements, angoisses ou désirs. Même si le sujet peut apparaître grave ou profond, il est rendu plus léger par le fait que le personnage est un animal.
« J’aime mes personnages même s’ils sont parfois maladroits. Aucun n’est jamais mauvais en soi. Les êtres humains n’ont pas un caractère défini… Ce n’est pas notre identité mais nos relations qui mènent nos vies. Et il n’y a pas d’autres formes d’art que le théâtre qui permette de représenter ce jeu de la communauté humaine. »
Jon Fosse
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