Forum entreprises 2026
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Crédits : VIRAL ©patricklaffontdelojo
Trois spectacles en collaboration avec le philosophe Bruno Latour.
Une réflexion sur la nécessité d’un profond renouvellement de nos représentations du monde terrestre, biotique et abiotique.
Un spectacle de Frédérique Aït-Touati et Bruno Latour
Mise en scène : Frédérique Aït-Touati
Avec Duncan Evennou
Scénographie, création vidéo et lumières : Patrick Laffont de Lojo
Sculptures : Marie-Sarah Adenis
Musique originale : Grian Chatten (Fontaines DC)
Dramaturgie : Camille Louis
Collaboration scientifique : Emanuele Coccia, Nikolaj Schultz
Assistante à la mise en scène et à la scénographie : Esther Denis
VIRAL est une exploration de la contagion comme processus essentiel à la constitution de notre monde confiné, et une réflexion sur les conséquences politiques d’une redéfinition élargie du vivant.
Le public est accueilli sur le plateau transformé en salle de musée. Il déambule librement dans une exposition de paysages martiens qui évoquent les différents rêves suscités par la planète rouge : vie extraterrestre, exploration de Mars, panoramas réalisés par les rovers, projets de terraformation... Soudain, sur la table centrale, des visages apparaissent en projection vidéo et se mettent à dialoguer. Ils expriment des opinions divergentes à l’égard des récentes expéditions spatiales vers Mars : enthousiasme, suspicion, ironie.
Les voix s’interrompent et un guide entre dans l’exposition. Étrange guide : il va s’employer à démonter, tableau après tableau, la fascination qui sous-tend toute l’exposition. Musée de nos rêves d’ailleurs, l’exposition donne à voir un imaginaire dépassé, celui de la conquête spatiale et de la colonisation de Mars, dont le guide explore les causes profondes : goût de la liberté, glamour de l’esthétique de la science-fiction, attrait morbide pour une planète morte, désir de quitter la Terre, soif de conquête.... c’est tout l’imaginaire spatial qu’il explore et ausculte. L’exposition devient performance, discussion, débat : pourquoi aimons-nous tant ces images de Mars? Qu’est-ce qui nous fascine dans ce qui n’est au fond qu’un désert sans vie?
Puis tout bascule : le rideau de fer s’ouvre. Nous ne sommes plus dans un musée mais dans un théâtre dans lequel évoluent les nuages et les lumières de paysages bien terrestres. C’est la Terre, dans toute son étrangeté virale, que nous invite alors à découvrir notre guide. La table d’exposition devient table de billard puis table de dissection : sur elle s’entrechoquent différents modèles du monde. Le modèle de la physique classique laisse place à un nouveau modèle, fait de viralité et d’êtres composites...
Il ne s’agit donc pas cette fois (contrairement aux deux premiers volets de la trilogie) d’une conférence- performance, mais d’un parcours expérimental, à la fois sensible et philosophique, que les spectateurs traversent. La scène est envisagée comme un laboratoire, lieu de visibilité et de visualisation, et, surtout, moyen d’éprouver différemment la consistance du monde qui nous entoure : non plus environnement inerte mais espace produit par et pour les vivants. Expérience de désorientation et de défamiliarisation, VIRAL propose un parcours sensible qui ne se limite pas à la vue et à la parole, et met les spectateurs en situation d’expérimentation à la fois sensible et philosophique.
Avec la crise sanitaire, nous avons réalisé une fois de plus à quel point nous sommes pris dans des dépendances matérielles, dans une coévolution avec des pathogènes, des virus. Ces dépendances qu’on a tendance à oublier en temps normal ressortent sous la forme de crises.
Est-il possible, en cette période d’épuisement au cœur de la pandémie, d’envisager positivement le fait d’être confinés ? C’est le paradoxe que nous propose le spectacle. Car nous sommes « confinés » dans la zone critique, cette fine couche à la surface de la Terre où se concentrent les vivants et leurs ressources. Et nous sommes, par ailleurs, incapables de survivre sans la superposition et l’entrelacement avec les autres vivants. Incapables de survivre, autrement dit, sans contagion. Confinement et contagion caractérisent notre condition terrestre.
VIRAL tente de rendre sensible (et peut-être vivable) ce paradoxe apparemment insoutenable.
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