Elbeuf drapière
Un dimanche entre villes et campagne
Après 1997 et 2008, 2018 est la troisième année internationale dédiée aux récifs coralliens. C'est l'occasion de rappeler que, s'ils n'occupent que 0,2% de la surface des océans, ils abritent plus de 30% des écosystèmes marins et constituent les plus grandes constructions biologiques du monde.
Apparus à l'Ordovicien et peut-être même dès le Cambrien, les coraux ont traversé les périodes géologiques successives en payant à chaque fois un tribut plus ou moins lourd aux diverses crises biologiques qui se sont produites depuis environ 450 millions d'années, notamment aux cinq grandes dites "extinctions de masse" qui ont entraîné au moins 40% de réduction de la biosphère planétaire.
Etant par nature extrêmement vulnérables, leur sensibilité à certains paramètres physico-chimiques et les multiples prédateurs qui les agressent peuvent entraîner leur dégénérescence et leur régression, pouvant même aller jusqu'à une réduction drastique de leurs effectifs en terme de nombre, de familles, de genres et d'espèces.
Aujourd'hui, le réchauffement climatique et l'augmentation de la teneur en gaz carbonique de notre atmosphère qui en découle, menacent gravement l'existence même des coraux et de nombreux autres organismes marins à coquilles carbonatées. Une bonne partie de ce gaz carbonique se dissout en effet dans les océans, amenant le milieu aquatique à un niveau d'acidité incompatible avec des conditions de vie "normales". Le réchauffement des océans et leur acidification croissante rendent l'élaboration de coquilles et d'autres formations carbonatées comme les coraux de plus en plus difficile, voire impossible, ce qui a pour conséquence d'appauvrir les océans et de faire disparaître progressivement, sous les effets cumulés des pratiques excessives de l'espèce humaine, une bonne partie de la biosphère marine.
La question de savoir si l'homme est l'unique responsable de ce réchauffement climatique ou non n'est même plus d'actualité car il est, de toute façon, l'unique acteur pensant à pouvoir prendre conscience de l'ampleur des événements climatiques en cours et à pouvoir agir pour tenter de ralentir le phénomène à défaut de l'enrayer.
Cependant, il n'est guère possible d'amener plus de sept milliards d'individus avec des intérêts souvent divergents à modifier leurs comportements vis-à-vis de la Nature et à agir de concert pour améliorer une situation planétaire pourtant particulièrement préoccupante.
Un dimanche entre villes et campagne
Collectif Malunés
Cirque convivial et débridé sous chapiteau / 1h30 / Dès 6 ans / Tarif normal
Acrobatie participative / 40 mn / Dès 6 ans / En plein air
Cinquante minutes sans toucher terre ! / 50 mn / Dès 4 ans / En plein air
Nuit européenne des musées