Réunion d'information de la Gendarmerie Nationale - Agence France Travail Kourou
Vous êtes convié à une présentation sur les opportunités proposées par la Gendarmerie Nationale.
Crédits : PNRG
LES HUITRES SUR PALETUVIERS DE MONTSINERY
Origine naturelle :
L’espèce d’huître creuse, de la famille des bivalves, pré¬sente sur la rivière de Montsinéry est Crassostrea gasar (Dautzenberg, 1891), originaire d’Afrique de l’Ouest. Longtemps confondue avec l’huître de palétuvier, Cras¬sostrea rhizophorae (Guilding 1828) naturellement pré¬sente dans la Caraïbe, des études génétiques réalisées par Boutet en 1999 puis Guiral en 2010 ont démontré qu’il s’agissait en Guyane de son homologue africaine. Cette espèce africaine est également présente au Bré¬sil sur la côte atlantique proche de Belém dans l’état du Pará.
L’hypothèse la plus probable de sa présence en Amérique du Sud est qu’elle serait arrivée pendant la période de la traite négrière, accrochée aux bateaux venant d’Afrique et amenant la main d’oeuvre esclave en Guyane et dans l’état du Pará. Une autre hypothèse est qu’elle serait ar¬rivée naturellement sur des radeaux flottants, mais à la vue du sens des courants océaniques dans l’Atlantique, cette hypothèse semble moins probable.
Son habitat : La mangrove
Les huîtres creuses aiment les cours d’eau salée à sau¬mâtre c’est-à-dire en général les estuaires ou fleuves su¬bissant l’influence de la marée. Adultes, elles peuvent se fixer sur différents types de supports : sur les racines de palétuviers rouge Rhizophora mangle Linné 1753, sur des roches (exemple de la Roche Maillard sur la rivière de Montsinéry), ou encore sur des argiles dures, lorsque ces dernières sont dans la zone intertidale c’est-à-dire la zone de balancement des marées, et qu’elles ne sont pas trop exposées au soleil à marée basse. Elles sont donc immergées la plupart du temps sauf à marée basse. L’optimum d’implantation se situe donc entre la ligne de mi-marée et le niveau d’implantation des racines des palétuviers dans la vase. Cette zone est donc parfois très réduite, surtout à proximité des berges non soumises aux marées et limite l’implantation des huîtres et donc le nombre de niches favorables à leur développement.
Alimentation : le phytoplancton
L’huître creuse se nourrit essentiellement de phytoplanc¬ton par filtration de l’eau. Sa nourriture se compose en Guyane essentiellement de diatomées, algues unicellu¬laires microscopiques. Sa croissance ainsi que sa qualité dépendent donc non seulement de la qualité de l’eau (présence ou pas de polluants comme les métaux lourds ou de bactéries pathogènes comme Escherichia coli (T. Esche¬rich, 1885) mais également de l’abondance de nourriture.
Le phytoplancton demande pour se développer des conditions optimales de salinité, de température ainsi que d’ensoleillement.
Reproduction : de la larve mobile à l’adulte
immobile (d’après M. Rossignol 1970)
Au début de leurs vies, les larves sont hermaphrodites. La fécondation issue de la rencontre des oeufs et des sper¬matozoïdes se fait dans l’eau libre. On peut alors séparer la vie des huîtres creuses en deux phases distinctes. La première, à l’état larvaire où les jeunes huîtres sont mi-croscopiques (de la taille du phytoplancton, environ 70 microns), et sont mobiles. Durant cette période les larves ont une vie pélagique active, c’est-à-dire qu’elles vivent dans la masse d’eau libre et se regroupent en essaims généralement en surface. A partir de la taille de 300-350 microns, elles s’alourdissent et tombent sur le fond de la rivière. Puis elles vont ramper et choisir un sup¬port rigide adapté, soit une racine de palétuvier rouge Rhizophora mangle Linné, 1753 ou alors une roche ou encore une argile solide, sur laquelle elles vont former un naissain. Elles se regroupent en général en grappe en s’attachant entre elles pour former leur coquille. Elles en¬tament alors leur vie adulte immobile, c’est la deuxième phase, où elles deviendront mâle ou femelle (rarement hermaphrodite) et poursuivront leur croissance.
Culture
Histoire communale : l’huître sym¬bole de Montsinéry-Tonnégrande
L’huître creuse fait partie intégrante du patrimoine de la commune de Montsinéry-Tonnégrande comme en at¬teste sa représentation sur les armoiries de la commune, armoiries créées entre 1960 et 1970. Pour les habitants de la commune, essentiellement créoles, il existe un lien étroit, historique et culturel entre le mollusque et la commune. D’une manière gé¬nérale, ce lien concerne essentiellement la faune pré¬sente dans les habitats naturels bordant la commune, à savoir les mangroves, les forêts marécageuses, à partir desquelles les populations produisent du charbon de bois, ainsi que le fleuve à eau saumâtre et ses habitants : les huîtres, les crabes de mangrove, le chien crabier, les poissons limons ou encore le lamantin. On retrouve d’ailleurs huîtres, crabes et chiens crabiers (ou raton cra¬bier en français, Procyon cancrivorus (Cuvier, 1798) en latin) sur les armoiries communales. Enfin, depuis la fin des années 1960, la commune souhaite développer une filière durable d’ostréiculture, afin notamment de limi¬ter les prélèvements sur le gisement naturel établi sur le fleuve de Montsinéry, mais également développer une filière économique sur la commune.
Gastronomie : crues ou cuites
Réputées gastronomiquement sur la commune, les huîtres furent longtemps proposées dans les restaurants de la commune. Ainsi on peut citer différentes prépara¬tions : même si les européens les apprécient tradition¬nellement crues, avec du sel et du citron, les créoles les préparent de plusieurs façons, citons entre autres la tarte aux huîtres, le court-bouillon aux huîtres, le colom¬bo aux huîtres, la pimentade aux huîtres ou encore les huîtres grillées.
Autres utilisations : médicinale, agricole (d’après G. Prevot & C. Hotin 2012)
L’huître n’est pas uniquement consommée, elle est aus¬si utilisée à des fins médicinales ou pratiques tradition¬nelles. Les indications thérapeutiques citées indiquent un usage contre la stérilité ou pour soigner les plaies. Dans le cas des plaies, les coquilles sont écrasées puis brûlées et appliquées pour une meilleure cicatrisation ; on peut aussi chauffer l’huître pleine et l’on verse l’eau sur la plaie. D’autres utilisations sont rapportées telles que : l’apport de coquilles d’huîtres comme complément alimentaire en calcium pour les volailles afin de durcir la coquille de leurs oeufs, ou l’utilisation comme «gravil¬lon» afin de combler les points d’eaux stagnantes.
En ce qui concerne la présence d’huîtres perlières, à ce jour une seule perle aurait été découverte par un habi¬tant de la commune.
Point sur la systématique
Le nom valide de Crassostrea gasar (Deshayes, 1830) est Crassostrea tulipa (Lamarck, 1819). Par commodité dans ce dossier nous avons utilisé le nom Crassostrea gasar synonyme de l’espèce valide
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