UNE JOURNEE PARTICULIERE
Une journee particuliere - de Ettore Scola | Italie, Canada | 1977 | 1h45 | VOSTF avec Marcello M...
Crédits : Archives Musée Sapeurs-Pompiers de Loire-Atlantique
Associé au projet "1918-2018 Années de Mémoire, oeuvre de Paix" de la Ville de Bouguenais, le Musée des Sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique propose une exposition avec mannequins en tenue d’époque, documents d’archives inédits sur le quotidien de la vie des sapeurs-pompiers pendant le 1er conflit mondial. Les visiteurs pourront y découvrir l’engagement citoyen de ces hommes qui sous de multiples formes se sont proposés afin d’apporter leur contribution à l’effort de guerre supporté par l’ensemble de la population.
Les 332 000 sapeurs-pompiers servant dans les 12 070 Corps recensés à l’effectif national en 1914 n’avaient pas de statut spécifique pouvant les exempter des obligations militaires liées à la mobilisation. En fonction de sa catégorie d’âge chaque sapeur était mobilisable soit dans les unités combattantes de l’armée d’active, soit dans les corps de réserve ou dans les formations territoriales.
La mobilisation des hommes en âge de combattre (20 à 48 ans) fut massive et 3 millions de réservistes furent incorporés à l’été 1914. La protection et le secours aux civils restera une préoccupation constante des préfets qui en fonction des situations locales s’opposeront parfois aux demandes de départ volontaire pour les unités combattantes. Les subdivisions de sapeurs-pompiers furent totalement désorganisées et pour compenser les départs sous les drapeaux, des vétérans parfois âgés de 70 ans, ayant cessé leur engagement revinrent reprendre du service et signèrent à nouveau le registre matricule pour la durée effective du conflit. Certaines communes firent aussi appel à des auxiliaires âgés de 16 ans dont la qualité de sapeur-pompier ne sera jamais reconnue que du bout des lèvres !
Dès le début de la guerre un des soucis principaux est de renforcer la protection des populations civiles à proximité des lignes du front. Des unités de sapeurs-pompiers seront détachées pour épauler la défense civile dans les villes bombardées. Parmi leurs missions, il leur sera assigné d’organiser la mise à l’abri des habitants et de leur porter secours. Une décision ministérielle du 13 octobre 1918 désigne les Corps mobilisés des places fortes auxquelles s’appliquent des règles spéciales, désormais elles dépendent des armées ce qui entraine pour leurs personnels de nombreuses sujétions et ouvre des droits à pension.
Le gouvernement n’admettra pas que des officiers de sapeurs-pompiers mobilisés comme soldats de seconde classe soient intégrés au moins comme sous-lieutenants. Par contre en octobre 1916, il accorde que les hommes des Corps servant dans les places fortes ou les villes bombardées portent les « chevrons de présence » à l’instar des militaires (1).
Les officiers de sapeurs-pompiers ayant eu une carrière militaire ou étant officiers de réserve rejoindront leur affectation conformément aux instructions portées sur leur fascicule de mobilisation. Ce fut le cas du capitaine Fiévé qui nommé capitaine commandant le Corps des sapeurs-pompiers de Nantes le 1er février 1914 devra remettre son commandement au capitaine Michau qui assurera l’intérim du 1er aout 1914 au 1er mars 1919.
La Fédération Nationale des Sapeurs-pompiers Français a joué son rôle en organisant des mesures de solidarité et de secours mutuel en faveur des veuves, orphelins et ascendants de sapeurs-pompiers tués à l’ennemi qui en cas de besoin seront aidés si nécessaire, il en sera de même pour les épouses des mobilisés, chargées de famille.
Les prisonniers recevront des colis de matières non périssables et des visites de réconfort aux blessés hospitalisés seront organisées sous le contrôle de l’officier du Corps le plus proche de l’hôpital de référence.
A la fin des hostilités un « Livre d’or » édité en un seul exemplaire par le FNSPF répertorie les noms des 1736 sapeurs-pompiers mobilisés morts au Champ d’honneur. La situation particulière du port de Nantes dans sa capacité d’accueil des bateaux de ravitaillement chargés de marchandises et de matériels nécessaires aux armées à engendré en 1917 la nécessité pour la ville d’augmenter ses moyens de lutte contre l’incendie.
Afin de pouvoir faire face à un incendie d’ampleur touchant les stocks emmagasinés sur les quais,
deux postes de défense furent créés. Chaque poste était doté d’un effectif de 10 pompiers et disposait d’une autopompe Delahaye de dernière génération avec une importante capacité de débit.
Joan Deville. Pompiers de France. 1000 ans d’histoire. Edition Novedit 2013.
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