Auberge Bagatelle Avignon
Auberge de jeunes / salles de réunion, E.R.P. avec hébergement : R1 / L4 - PV Commission de Sécur...
Crédits : David Paquin
Née en 1962 à Chicago, Emil Ferris dessine des jouets et participe à la production de films d’animations jusqu’en 2002. Lors de la fête de son quarantième anniversaire, elle se fait piquer par un moustique et ne reprendra ses esprits que trois semaines plus tard, à l’hôpital. On lui a diagnostiqué une méningo-encéphalite : les médecins lui annoncent qu’elle ne pourra sans doute plus jamais marcher, et qu’elle n’est plus capable de tenir un stylo. Alors qu’elle ne se voit plus aucun avenir, Emil Ferris décide de se battre et de prendre un nouveau départ au Chicago Art Institute, dont elle sortira diplômée. C’est à cette époque qu’elle commence l’écriture d’un roman graphique qu’elle mettra six ans à réaliser, Moi, ce que j’aime c’est les monstres (éditions Monsieur Toussaint Louverture, 2018).
L’ouvrage raconte l’histoire de Karen Reyes, qui a dix ans à la fin des années 1960. Fan absolue des fantômes, vampires et autres morts-vivants, elle s’imagine être un petit loup-garou. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le cœur. Karen décide d’élucider le mystère qui entoure sa mort.
L’autrice remporte le Fauve d'Or du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême en 2019, pour son œuvre magistrale, Moi, ce que j'aime c'est les monstres vendue aujourd'hui à 100 000 exemplaires.
Scénariste et dessinateur américain, Charles Burns publie cette année le premier ouvrage de sa nouvelle série Dédales, aux éditions Cornélius. On y retrouve l’univers de celui qui s’est nourri de la veine satirique du magazine américain Mad, du cinéma d’horreur et des premières séries à suspense sur le petit écran. L’auteur culte de Black Hole (Delcourt, 2006) , Toxic (Le Dernier cri, 2010), ou encore Love Nest (Cornélius, 2016) use d’un trait devenu iconique, à la fois angoissant et sensuel.
Publié dans les pages de Raw au milieu des années 1980, revue dirigée par Art Spiegelman et Françoise Mouly, Charles Burns est devenu rapidement l’une des plumes les plus originales et influentes du neuvième art. Chroniqueur d’une Amérique sombre, questionnant la perméabilité entre le réel et les univers intérieurs, l’auteur dresse un portrait d’une génération en quête d’identité, entre romance, horreur et thriller psychologique.
La programmation autour de Charles Burns au Festival de bande dessinée d'Angoulême
Invité d’honneur du Festival de la bande dessinée d’Angoulême, Charles Burns participe, pour la seconde fois, au laboratoire Pierre Feuille Ciseaux créé et mené par l'association ChiFouMi.
Exposition "Pierre, Feuille, Ciseaux" à l'espace Franquin - Du 30 janvier au 2 février
Samedi 1er février de 10h30 à 12h en salle Buñuel à l'espace Franquin : rencontre internationale avec Charles Burns
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